Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
14 Janvier 2017

Je ne vous parlerai pas de ce débat entre « gens comme il faut » quand on est de la gauche caviar. On n’est pas d’accord mais on reste courtois sans trop nuire aux copains. Aucun intérêt. De toute façon celui qui sortira de cette foire comme représentant du PS et de ses succursales EELV et les radicaux, n’aura rien à dire d’autre que ce que nous entendons depuis bientôt cinq ans. En revanche, le jeu des signatures, les fameuses 500 signatures, qui permettent de venir nous polluer l’esprit sans jamais nous apporter ou nous enrichir un tant soit peu sur la vraie démocratie. Mais que dire si cette nouvelle forme du jeu des chaises musicales était truquée, si ces signatures ne sont qu’un outil de sélection des candidats par les hiérarchies antédiluviennes des partis traditionnels et sans âme ?
Admettons que les deux grands partis récupèrent, via des grands électeurs aux ordres, des bordereaux de signatures vierges, c’est à dire sans le nom d’un bénéficiaire mais déjà signés, donc en blanc… Je répète ; c’est à dire sans l’un des noms des bénéficiaires putatifs. Non ? Est-ce possible ? Eh bien oui… Cela signifie que ces deux grands partis que sont le PS et l’UMP… oups… LR, capitalisent des milliers de signatures, qu’ils peuvent ensuite distribuer à qui ne risque pas de les déranger dans les manœuvres leur permettant, depuis des lustres, l’appropriation du pouvoir qu’ils se partagent. Bien entendu sur près de 45 000 signataires potentiels de ces documents antidémocratiques seulement un tiers sont réellement signés. Mais ce chiffre est déjà colossal et les deux tiers de ces signatures, soit 10 000, devient, par cette triche, la garantie pour le PS et LR de pouvoir faire apparaître les noms de ceux qu’ils souhaitent sur les bulletins de candidats. La même pratique s’est sans doute réalisée pour les primaires. En effet, pourquoi Guaino d’un côté, la droite pour ceux qui ne le savent pas, et Filoche de l’autre, la gauche pour les mêmes que précédemment, se seraient-ils retrouvés éliminés du jeu alors qu’ils ont l’adhésion de bon nombres de gens ? Bonne question, n’est-ce pas ? Cela signifierait que non seulement la démocratie n’existe pas dans notre pays, mais ça nous le savions déjà, mais qu’en plus de nous prendre pour ce que nous sommes, des crétins aveugles et résignés, ils nous le disent de face et sans rire… Et nous rions de concert avec eux sans savoir pourquoi mais eux… Ils savent ce que nous sommes et en profitent…
Vous verrez que nous allons, comme en 2002, voir une longue liste de candidats apparaître dans un horizon politique qui semblera comme alors très ouvert et démocratique… Mais tout ceci ne sont que de tristes apparences, un faux semblant démocratique qui n’est que la pâle reflet d’une république mourant de sa corruption et de sa vénalité. Bien sûr vous n’êtes pas obligés de me croire et je vous laisse vérifier mes propos. Contrairement aux menteurs qui nous gouvernent, je ne crains pas le contrôle. La confiance peut être totale, elle n’exclue jamais le contrôle car tout le monde, donc chacun, peut se tromper et ce n’est pas manquer de confiance de s’assurer qu’il n’y a pas d’erreur. Seuls les traîtres et les tricheurs ne supportent pas le contrôle salvateur qui garantit la confiance. Et tout est dit, nos élus abusent de notre confiance et nous interdisent de douter d’eux en s’insurgeant contre toute velléité de contrôle nous taxant de manquer de la confiance minimale nécessaire à la direction de nos affaires par leurs soins. N’ayons pas peur de reprendre les rênes de nos vies en nous assurant qu’elles ne sont pas les pièces d’un jeu auquel veulent se livrer nos mandataires. La preuve nous est administrée à chaque élection. Nous votons pour un candidat qui nous promet monts et merveilles, ensuite il ne nous offre que des larmes et du sang à verser, pas les siens mais bien les nôtres. Notre république n’est même pas en danger, il est déjà trop tard pour parler de danger, elle est pourrie, elle se désagrège sous nos yeux effarés de tant de misère et de lâcheté de nos parts.
Et vous voulez vraiment que je mette un bulletin dans l’enveloppe, c’est déjà bien que j’en mette une vide, même le vide est trop d’honneur pour de telles manières de voyous… Et nous continuons de ne rien dire ni faire...
A bon entendeur, devenez sourd…
Remercions la Cour de Justice de la République, à laquelle j’accorde des majuscules, qu’elle ne mérite pas, pour avoir jugée Christine Lagarde coupable de négligence sans lui infliger de sanction… en guise de récompense de bons et loyaux services au bénéfice de l’oligarchie.
Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité.
Mais… « L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »