Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
17 Janvier 2017

Ayons une pensée pour tous ces SDF qui vont souffrir plus que de coutume durant cette semaine qui se veut plus froide que nos souhaits. Mais SDF ne signifie pas seulement « Sans Domicile Fixe » cet ensemble de lettres qui finalement cache une misère dont nous devrions avoir honte, il représente ces ensembles de menteurs qui nous gouvernent depuis trop longtemps, les « Sans Discours Franc »… Mais tout cela ne sont que des jeux de mots…
C’est relativement simple à comprendre et d’ailleurs je l’ai dit souvent. Sans vocabulaire, sans support linguistique la pensée ne peut prendre forme. Une des conséquences de ces jeux de mots maudits est donc la difficulté pour les sans dents que nous sommes de concevoir des idées propres qui nous demandent des efforts et de la volonté mais surtout des outils de communication dont le vocabulaire est le plus significatif. En troublant les définitions des mots, en changeant même leurs sens, nous perdons la faculté d’établir des concepts, des projets abstraits, c’est un désir commun de toutes les tendances politiques, de droite comme de gauche. Nous devons être faciles à manipuler, donc ces faquins se doivent de nous affaiblir, de nous retirer toute velléité de résistance, d’anéantir toute réflexion qui nous individualise sans pour autant nous priver de solidarité.
Dire d’une personne qui vit dans la rue qu’il est sans domicile fixe contient un double sens. En effet, inconsciemment la situation de cet individu dans notre esprit est relativisé. Pourquoi ? Parce qu’il a un domicile… Mais non ! Mais oui, il a un domicile qui n’est pas fixe, il a un domicile mobile, c’est cela que cette expression signifie dans nos cerveaux. Nous n’en avons pas forcément conscience, il y a peu de chance, et cette suite de mots qui cache la destruction d’un être humain nous déculpabilise, nous autorise à ne pas être solidaire, à ne pas faire preuve de charité et d’amour. Nous avons la chance d’avoir une langue performante, dont chaque mot a maintes significations et le fait de déplacer une virgule dans une phrase peut en changer le contenu et le message dans l’esprit de celui ou celle qui les entend.
C’est le but de la destruction de l’école, de sa mise sous tutelle des entreprises, de la manipulation des mots et du brouillage des définitions. Quand un Pujadas nous dit quelque chose, écoutez-le bien, soyez attentifs à chacun de ses propos et vous verrez qu’il ne peut pas s’empêcher de vous transmettre son point de vue, son interprétation des informations qu’il nous jette en pâture. Mais ce n’est pas le pire… Le pire est que ses interprétations, ses points de vue ne sont pas naturellement les siens mais correspondent à l’analyse faite par le rédacteur en chef, les réunions de rédaction où sont débattues les informations à communiquer et la manière de le faire. Nous sommes donc les réceptacles de réflexions qui ne sont pas celles de ceux que nous entendons ou voyons mais bien le fruit d’un calcul, d’une volonté de passer un certain message sans même que ceux qui le transmettent s’en aperçoivent au mieux et qu’ils en sont les complices au pire.
SDF vient d’avoir un nouveau sens, les Sans Discours Franc, une façon polie de dire aux menteurs qui nous gouvernent, toutes tendances confondues, qu’ils sont découverts mais qu’ils ne désespèrent pas… Il leur reste le suicide…
A bon entendeur, devenez sourd…
Remercions la Cour de Justice de la République, à laquelle j’accorde des majuscules, qu’elle ne mérite pas, pour avoir jugée Christine Lagarde coupable de négligence sans lui infliger de sanction… en guise de récompense de bons et loyaux services au bénéfice de l’oligarchie.
Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité.
Mais… « L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »