Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
18 Janvier 2017

Comme vous le savez je suis non-violent. Comme le disait un jour, sur le terrorisme, notre Franco du PS manuel Valls : « expliquer c’est déjà excuser », ineptie dont il a le secret, je voudrais expliquer sans excuser la gifle qu’il s’est prise hier. Tout d’abord ce n’était pas la claque qu’il mérite, en fait, il en mérite une qui ferait faire trois tours à sa tête sur ses épaules de torero. Ensuite la violence possède plusieurs formes, Valls le sait puisqu’il est certainement parmi les plus violents de nos menteurs politiques. Les violences dont il use sont plus subversives, plus subreptices, plus hypocrites, plus sournoises, cela ne les rend pas plus acceptables…
Quand on envoie des gendarmes français avec des grenades offensives défendre un projet contre d’autres Français, n’est-ce pas une violence inouïe ? A-t-on le droit dans un état dit démocratique, créateur des droits de l’homme, d’envoyer des troupes armées comme en état de guerre contre des gens qui n’ont que leurs mains pour se défendre. Quand on oppose à des manifestants, contre la loi traîtresse sur le travail, des CRS déguisés en robots-cops qui tapent peut-être sur leurs propres enfants, ne sommes-nous pas violents ? Où est la limite de la violence ? Y a-t-il une forme de violence acceptable et d’autres qui le sont moins ou pas ? Toutes les violences sont prohibées dans un état démocratique, seule la défense du peuple contre une agression extérieure nécessite une violence qui devient libératrice. Oui, la révolution violente possède des excuses et une explication simple. Quand l’autorité vous empêche de parler, l’action devient de plus en plus l’extrémité à laquelle on est obligé de se résoudre.
Quand pour défendre les approvisionnements d’une société en faillite, Areva, ou des pétroliers en goguette comme Total, on attaque soit le Mali et ses agresseurs soi-disant terroristes, soit la Libye, ne sommes-nous pas extrêmement violents ? Bien sûr que nous le sommes, nous sommes même les modèles de violence à l’état pur mais tout de même derrière les USA qui battent tous les records de destruction partout où ils ont des intérêts à protéger. Nous couvrons partout en Afrique francophone des dictateurs que nous avons installés sur leurs trônes. Ceux-ci massacrent à tour de bras et font preuve de violences physique, intellectuelle et morale indéfendables dont aucun média européen et surtout français ne disent mot. Où est la violence si ce n’est là ? Comment dire à un jeune homme dont on dit qu’il est d’extrême droite et qui n’a d’autre moyen de crier sa colère qu’en donnant une claquette sur la joue bien nourrie d’un roi des coups de menton. Bien sûr qu’il n’avait pas à être violent et encore moins du FN mais c’est Valls et ses « amis » de droite et de gauche qui l’ont précipité dans les bras d’une Le Pen trop heureuse de l’accueillir. A qui la faute ?
Quand vous voyez un président de la communauté européenne, élu de hier, thuriféraire de Silvio Berlusconi qui n’est pas un homme qui ignore la violence et sous toutes ses formes, nous pouvons nous faire du souci. L’Europe passe à la droite dure, Fillon et ses copains vont jouir d’une image en vogue ici comme à Bruxelles. Nous ne réagissons pas à ces événements qui semblent anodins mais qui en disent long sur le délitement de notre société et de sa pseudo démocratie. Oui, une gifle est indéfendable mais lorsque les médias appartiennent à des milliardaires qui ne font que vanter leurs politiques ou leurs stratégies, via des journalistes majoritairement corrompus ou en auto-censure permanente, que reste-t-il à ceux qui n’ont jamais la parole ? Faisant partie de groupements citoyens je sais bien que nous n’avons même pas un pigiste des chiens écrasés qui se déplacent lorsque nous organisons un débat sur la démocratie alors que c’est le fondement de notre république bananière. Alors que Valls dépose une plainte contre un jeune homme pour avoir eu peur quelques instants, c’est une honte car lui ne sera pas jugé pour la mort de Rémy alors que sans son autorisation il serait toujours vivant.
Oui, je suis bien non-violent, mais je comprends la gifle et je dois dire qu’elle m’amuse un peu tout en la regrettant. Pour éviter la violence, il faut simplement que nos pseudo représentants qui ne représentent qu’eux-mêmes, nous donnent l’exemple et qu’ils nous montrent le respect que nous méritons contrairement à eux...
A bon entendeur, devenez sourd…
Remercions la Cour de Justice de la République, à laquelle j’accorde des majuscules, qu’elle ne mérite pas, pour avoir jugée Christine Lagarde coupable de négligence sans lui infliger de sanction… en guise de récompense de bons et loyaux services au bénéfice de l’oligarchie.
Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité.
Mais… « L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »