Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
23 Janvier 2017

Cet article va vous montrer quel itinéraire je m'empresse de prendre, avant que ma vie ne s'éteigne comme une simple bougie qui n'a d'autre raison de briller que d'éclairer celui qui l'a allumée. La lumière est un élément de nos vies et nous avons chacun la nôtre, qu'elle soit éclatante au point d'en illuminer d'autres que nous-mêmes ou qu'elle soit modeste au point de nous sortir isolément de notre pénombre personnelle. C'est de ma lumière que je vous parlerai ici, celle qui éclaire enfin le chemin que j'ai mis tant de temps à trouver. Mais maintenant que je l'ai enfin à disposition je ne peux me résoudre à ne pas la partager.
C'est d'une phrase de Paul Valéry que je vais aujourd'hui traiter, modestement, car je ne suis pas de ces philosophes réputés, allant de télévisions en radios pour porter la bonne parole, ces pseudos philosophes, qui se baptisent ainsi eux-mêmes, et leur bonne parole qui hante notre mémoire sans même que nous nous soyons aperçus qu'elle a pénétré dans le tréfonds de nos âmes à force de répétition dans des formules alambiquées qui ne prêtent à aucune contestation. Je conteste, je lutte contre cela. C'est la preuve de mon humanité, de mon existence d'être humain, de ma fonction de roseau pensant.
« … le curieux retournement de nos efforts inventifs contre nous-mêmes. Tandis que nous croyons soumettre les forces et les choses, il n'est pas un seul de ces attentats savants contre la nature qui, par voie directe ou indirecte, ne nous soumette, au contraire, un peu plus à elle et ne fasse de nous des esclaves de notre puissance... » Regards sur le monde actuel, 1945, Gallimard, 2009, p. 187.
Avant de commencer à expliquer ma compréhension de cette sentence j'attire votre attention sur le fait que les écrivains, les poètes sont des personnages clés de notre société humaine. Ils ont le talent de sentir les choses qui les entourent avec une acuité à laquelle nos cours de Français ou même de philosophie ne nous ont pas préparés. Il n'est pas un auteur qui ne dise son ressenti vis-à-vis de son environnement. Leur approche, pour le moins littéraire et donc bien souvent contraire à une approche scientifique, nous donne une vue émancipatrice du devenir de l'environnement concerné qui est aussi le nôtre.
Ils voient ce que nous ne voyons pas, ils expriment des émotions que nous ressentons sans jamais pouvoir ou même savoir comment les exprimer. C'est aussi vrai d'auteurs plus « techniciens » comme un Jules Verne dans son « Voyage de la Terre à la Lune », qui un siècle avant la naissance de la recherche spatiale, trouve l'exact point des États Unis d'où partiront tous les véhicules spatiaux qui ont mené l'humanité à mettre les pieds sur la Lune. Ils ont chacun comme un vaisseau qui les fait voyager dans le temps et l'histoire et nous raconte ce qu'ils y voient. Aldous Huxley, George Orwell comptent parmi ceux-ci lorsqu'ils dépeignent des mondes où il ne fait pas bon vivre, où l'Homme n'est plus rien, qu'un outil parmi d'autres, soumis à des machines et des lois dont ils ignorent jusqu'à l'existence qui n'est qu'une abstraction à laquelle ils ne comprendraient rien de toutes les façons.
C'est en fait de cela que parle Paul Valéry, de la puissance technicienne, conséquence immédiate d'un culte sacré au progrès, de cette disparition de toute liberté qui semble nous appartenir alors qu'elle nous fuit à grandes enjambées. Nos efforts se retournent contre nous alors que nous en espérions notre bonheur, ces efforts pour toujours circonvenir la nature pour la rendre notre esclave tandis qu'elle nous donne la vie et nous aide à survivre une fois qu'elle nous l'a si généreusement donnée. Bergson complète cette pensée par sa phrase consacrée qui constate : « au lieu d'une spiritualisation de la matière, une mécanisation de l'esprit », voilà où nous mène un culte aveugle que nous vouons au progrès et à la science. Nous sommes devenus les jouets de nos inventions, de nos créations. Nous avons rendu les armes, devant un modernisme idéalisé qui change nos espoirs en une vie meilleure en une suite de comportements uniquement basés sur une utilisation forcenée des outils que nous avons créés, potentiellement pour plus de confort et qui ne sont que les chaînes que nous mettons à nos âmes et à nos esprits.
Nous ne pouvons admettre notre esclavage sans renier notre culte vicié et vicieux de cette science usurpatrice qui nous broie en douceur. En nous gâtant de leurs accessoires magiques, les créateurs de ces produits ne font que nous enfermer dans nos attitudes les plus égoïstes et égocentristes.
A bientôt, dans le monde des Humains qui ne peut qu'advenir.
A bon entendeur, devenez sourd…
Remercions la Cour de Justice de la République, à laquelle j’accorde des majuscules, qu’elle ne mérite pas, pour avoir jugée Christine Lagarde coupable de négligence sans lui infliger de sanction… en guise de récompense de bons et loyaux services au bénéfice de l’oligarchie.
Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité.
Mais… « L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. ».