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Point de Vue Incorrect

Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !

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Editôt ou éditard... (219)

Les électeurs découvrent avec effarement que leur futur président n’applique déjà pas ce qu’il avait chanté haut et fort durant sa campagne. Surprise, disent-ils, comment se fait-il que notre champion toute catégorie de l’anti-système commence à adopter la même conduite que ceux contre qui il se présentait et surtout contre ce pourquoi nous l’avons élu ? Eh oui, il en est des déçus américains comme des cocus français ou grecs, ou italiens, la liste n’est pas exhaustive… Le problème ne réside pas seulement dans la définition du mot « démocratie » mais tout simplement dans le niveau de confiance et d’estime que ceux qui nous gouvernent ont envers ceux qui les élisent…

Engagement et respect

 

Nous avions vu hier que les élites ne vouent aucun culte à ceux qui leur attribuent le pouvoir qu’ils utilisent pour les manipuler et les broyer. Aujourd’hui nous voyons une autre caractéristique de nos politiciens, l’absence de respect vis-à-vis des engagements qu’il ont contractés envers ceux qui les nourrissent. Chez nous, moins qu’aux USA, la formalisation de cet engagement n’est pas aussi théâtrale. Les Américains, adorateurs de films à gros budgets, demande à leur président élu de confirmer sa volonté de servir la Nation et de défendre le pays avec serment prêté sur la Bible, devant un parterre de sommités faisant partie intégrante de ce microcosme étrange, et diffusé sur les écrans de tous les téléspectateurs avides de spectacle sans queue ni tête. Ceci est un autre exemple de la stupidité des émissions de télé-réalité, sans doute. Comment alors imaginer qu’un président qui jure sur un livre dit sacré, devant des millions de témoins, voire des milliards, et ses pairs ne puisse pas respecter l’engagement qu’il a souscrit ? Ceci paraît impossible. Dans tous les cas, pour des gens d’honneur, c’est définitivement inacceptable. Mais pour des politiciens, qu’ils soient professionnels ou pas, s’ils en sont arrivés là c’est justement parce qu’ils connaissent la musique et que ce mensonge de plus ne peut les effrayer, ne croyez-vous pas ? Mais en manquant à leur parole, en ne respectant pas leur engagement, en réalisant un parjure public et éhonté, ils ne font que leur métier, pensent-ils. Non seulement ils ne se respectent pas eux-mêmes mais ils ne respectent personne, ni leurs électeurs, ni leurs pairs qui sont comme eux, ni même leur chien qu’ils ont acheté en catastrophe pour donner l’image d’un bon et vrai président. Ils ne sont que de viles escrocs.

Preuve par l’exemple

 

Aux USA, Donald Trump, l’homme qui s’opposait à Wall Street et aux banques qui défendaient Clinton, vient de montrer avec son esquisse de gouvernement que les banquiers, tant décriés il y a quelques jours, sont les nombreux invités de son équipe et à des postes clés. A l’instar de tous les présidents, comme notre propre « moi président » dont l’ennemi sans visage était la finance par exemple, Trump ne fait que pérenniser une technique de gestion de ses ressources humaines dont les Américains, comme nous ici, sont parmi les plus productives et silencieuses dans l’asservissement consenti et heureux de ceux qui les ont mandatés. La question à se poser quant à la manière, quelque peu cavalière, dont nous sommes traités par ceux que nous nourrissons, est simple : comment peut-on en arriver à un tel degré de mépris voire pire, d’indifférence ? Tout a déjà été écrit ci-dessus. Nos élus n’ont ni confiance ni estime envers ceux qui les élisent, envers ceux qu’ils rançonnent pour mieux se gaver des prébendes dont ils se croient légitimement les bénéficiaires. Car il faut bien avouer que nous jugeons les autres à l’aune de ce que nous sommes. Vous comprenez bien qu’une personne malfaisante croit et pense que tous les autres êtres sont comme elle. C’est son référentiel d’évaluation, de jugement. Comment peut-on imaginer que tous les gens qui nous entourent soient bons si nous sommes mauvais ? Tout est là ! Ils sont égoïstes, avides, imbus d’eux-mêmes comme il devrait être interdit de l’être, arrogants et riches d’une instruction et d’une culture que leur caste leur a permis d’avoir naturellement, ils ne peuvent imaginer qu’une seule chose : leur supériorité est évidente vis-à-vis des autres qui ne méritent que d’être les jouets de leurs caprices sans limites.

Tout est dit

 

Il ne peut y avoir de confiance entre ceux qui croient posséder tous les droits et ceux qui pensent n’en avoir aucun. Les premiers se méfient des seconds pour leurs manques d’intelligence, de culture, d’instruction et d’expérience. Les seconds se plaignent du mépris et de l’indifférence des premiers. Pas de confiance donc pas d’échange, pas de communication possible entre ces deux mondes aussi étrangers l’un à l’autre que la probité pour un politicien élu de longue date. On ne peut diriger honnêtement que des membres d’une société qui nous respectent et que les dirigeants respectent. Cette estime mutuelle repose souvent, pour ne pas dire obligatoirement, sur une éthique commune qui fait le lien entre gouvernants et gouvernés. Seule cette éthique, pierre angulaire d’une société où le respect de la parole donnée, l’accomplissement de ses promesses et de ses engagements va de soi et ne génère aucun compliment pour leur réalisation qui est, somme toute, logique voire « normale » ; seule cette éthique, disais-je, peut et doit faire vivre une collectivité humaine dans une paix totale. Les manques de cette estime et de cette confiance sont les signes d’une déliquescence de notre communauté et des moeurs qu’elle propose à ses membres de cultiver et de faire vivre.

 

En conclusion il ne reste plus qu’à trouver une manière non violente et si possible respectueuse d’inculquer cette éthique dans le monde politique et ceux qui le composent. Ce n’est pas gagné...

 

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

 

Remercions la Cour de Justice de la République, à laquelle j’accorde des majuscules, qu’elle ne mérite pas, pour avoir jugée Christine Lagarde coupable de négligence sans lui infliger de sanction… en guise de récompense de bons et loyaux services au bénéfice de l’oligarchie.

 

Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité.

 

Mais… « L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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D
Rompre avec la professionnalisation des politiques, rompre les liens qui les lient avec banquiers et industriels, sont ils me semble les trois bases fondamentales auxquelles il faudrait s'attaquer. La question c'est comment, et là j'ai pas la réponse!
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P
Bonjour,<br /> La réponse tient en une impossibilité de cumuler les mandats quels qu'ils soient et de ne pas pouvoir être élu plus d'une fois dans sa vie pour une durée maximale de 5 ans. Je ne dis pas que cela empêchera toute forme de corruption mais au moins nous n'aurons pas de petits roitelets qui feront la pluie et le beau temps durant des décennies à se remplir les poches et celles de leurs amis et corrupteurs.<br /> Bonne journée.