Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
22 Décembre 2016

Donald Trump vient d’ajouter un dernier milliardaire dans son futur gouvernement… Bravo ! Quel talent ! Quand je pense que ceux qui l’ont mis là où il va rester pendant au moins cinq ans pensaient qu’il allait lutter contre les délocalisations, la bourse et le système financier cher à Hilary Clinton… Quelle déception vont-ils connaître ? Peut-être la même que celle des socialistes français à la fin du mandat de leur « moi président » qui regrette son reniement, sa démission tacite, son renoncement aux ors de la république bananière qu’il a participé à pérenniser par son adhésion au système contre lequel il se battait au moins en apparence et que finalement il adulait en secret. La politique est-elle une gigantesque tromperie ???
Mais dites-moi, si quelqu’un sait qu’on lui ment et qu’il croit tout de même (ou fait mine de croire) celui qui lui raconte de beaux mensonges, qui est coupable ? Le menteur ou celui qui, en croyant le fabulateur, lui donne une légitimité dans la tromperie. Il s’agirait donc d’un marché de dupes. Le dupeur sait qu’il ment, le dupé aussi. Le dupeur sait que le dupé sait qu’il ment mais fait mine de ne pas le savoir pendant que le dupé fait mine de ne pas savoir que le dupeur le trompe. En fait, le trompé veut entendre des propos qui sont faux mais rassurants alors que le trompeur veut dire des promesses qui ne seront jamais réalisées mais qui atteignent le but souhaité par le trompé, être rassuré. Pour ma part, il apparaît que les deux sont à pendre avec des élastiques car ils sont coupables tous deux. Non seulement ils sont détestables par leurs comportements irresponsables mais ils pérennisent une société bâtie sur le mensonge. Chaque participant connaît par avance ce sur quoi il va pouvoir se plaindre ou se réjouir après qu’il aura accompli les actes qui garantissent aux menteurs une conservation des pouvoirs qui les rendent dangereux et aux trompés le fait d’être très momentanément rassérénés. Voilà, voilà, voilà…
Vous avez lu les raisons pour lesquelles je vote blanc depuis 2002. Évidemment, je ne supporte pas cette manière de traiter notre démocratie mourante... si tant est qu’elle ait vécue un jour, ce dont je doute. Pourquoi ? disais-je ci-dessus. Voilà encore une bonne question. Pourquoi acceptons-nous d’être trompés tout en sachant que nous le sommes ? Bien sûr mes compétences sont limitées et je ne sais pas ce que pense chacun des habitants de notre pays, mais cela ne m’interdit pas d’y réfléchir. A première vue, notre besoin de sécurité repose sur une peur. Peur de quoi ? En fait, nous avons peur de tout ; des pertes de notre confort, de notre qualité de vie, de nos avantages, de notre bonheur, et de nos vies. Ce sont les peurs de ces pertes qui nous obligent à participer au théâtre de notre vie politique ! Quel est le point commun entre toutes ces pertes ? C’est l’adjectif possessif, ces mots que nous connaissons bien : mon, ton, son, notre, votre, leur… et leurs pluriels. Oui, ces mots nous sont même plus que connus, nous leur vouons un culte. Car il est vrai que depuis la création de la « propriété », et du sens de la propriété, nous en avons fait le principal objectif de notre activité physique et mentale, pas spirituelle car la propriété est tout sauf spirituelle. Elle repose sur le matérialisme, sur l’égoïsme, sur la présence incessante du « moi » qui dissimule le « nous ».
C’est ainsi que nos politiciens professionnels cultivent les raisons d’avoir la crainte de tout et du reste. La création de tous ces fronts au Moyen Orient, depuis l’Irak, la Syrie, la Libye, le Yemen, la Palestine, la Turquie, j’en oublie certainement ; le déplacement de populations entières jusqu’à nos propres frontières ; la prolifération de terroristes, des paumés de notre monde sans conscience, sans morale et sans éthique ; tout cela génère des monceaux de raisons d’avoir peur et permet justement aux politiciens de tous les pays du monde de pérenniser leur pouvoir en maintenant une ambiance délétère reposant elle-même sur le risque sur nos vies. Je n’irai pas jusqu’à dire que nos personnalités politiques ont sciemment créé les conflits, je préfère dire qu’ils sont tellement prisonniers de leurs intérêts particuliers qu’ils ne voient pas les conséquences de leurs actes irréfléchis. Cela ne retire en rien leur responsabilité dans ce qui se passe dans le monde, au contraire. C’est d’ailleurs étonnant que ces gens puissent faire et dire n’importe quoi sans payer pour leurs erreurs alors que rien ne nous est pardonné, à nous, les sans dents. Je ne citerai qu’un seul exemple mais nous pourrions en faire une longue litanie, Christine Lagarde.
C’est pour cela que dans la Constitution que j’ai écrite dans mon ouvrage, je remets la responsabilité à l’ordre du jour, et non pas dans des cours spéciales, faites pour protéger les voyous qui nous gouvernent, mais des tribunaux, les mêmes que ceux de tout le peuple, dans le respect pur et simple de notre devise où l’Égalité ne doit pas être un vain mot. Je crois que leur responsabilité remettrait en perspective leur fonctionnement et nous éloignerait de la peur, peut-être nous inspirerait-elle aussi une destruction de la « propriété » ? Mais je rêve, n’est-ce pas ?
A bon entendeur, devenez sourd…
Remercions la Cour de Justice de la République, à laquelle j’accorde des majuscules, qu’elle ne mérite pas, pour avoir jugée Christine Lagarde coupable de négligence sans lui infliger de sanction… en guise de récompense de bons et loyaux services au bénéfice de l’oligarchie.
Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité.
Mais… « L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »