Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
14 Décembre 2016

Qui a dit le 10 septembre 1960 à Nantes à propos du Congo : « Le machin qu'on appelle l'ONU »?C’est Charles de Gaulle qui n’employa qu'une fois cette expression qui reste cependant accrochée aux basques de cette organisation aussi impuissante que dévouée intégralement au culte de l’American Way of Death. A quoi sert ce « machin » ? Qui vit sur les largesses des états membres et fait vivre un nombre sidérant de fonctionnaires internationaux qui ne paient aucune taxe ni TVA et qui sont comblés d’avantages qui feraient palir d’envie les petits sans dents que nous sommes ? Je vous le dis à rien… Sauf à défendre le point de vue productiviste et consumériste des étasuniens.
Que voulez-vous faire d’une association entre membres sans « affectio societatis » qui les unisse ? Savez-vous que cette locution latine est une des obligations demandées à tout créateur de société, commerciale ou non, ou d’une association, d’utilité publique ou pas ? Il s’agit de s’assurer qu’il existe entre les associés, les partenaires, un lien basé sur l’envie de faire ensemble, des sentiments donc mais à mots couverts. Y a-t-il entre la Russie, la Chine, les USA, l’Angleterre et la France cette « affectio sociétatis » ? Force est de constater que non. D’ailleurs Churchill avouait publiquement que le Royaume Uni n’avait pas d’amis ni d’ennemis mais seulement des intérêts… Tout est dit ! Mais cela ne vous rassurera certainement pas mais il en est de même pour chaque pays de cette gigantesque organisation, personne ne s’aime mais tout le monde défend ses intérêts. Ne vous étonnez pas de voir ce monumental bazar, cette foire d’empoigne permanente entre gentils membres sous les yeux pleins de commisération des membres permanents qui font de même. Est-il donc si étonnant de voir Alep dans la situation qu’elle connaît aujourd’hui ? Non ! Pourquoi les politiciens et les journalistes à leur solde disent-ils leur étonnement de l’échec de l’ONU ? Pour se déresponsabiliser bien évidemment...
Personne ne veut admettre une quelconque part de responsabilité dans le désastre syrien, ni dans le libyen, ni dans tous les désastres qui garnissent tous les continents de notre petite terre. C’est toujours la faute de l’autre. Il faut néanmoins s’inquiéter car ce sont ces gens qui enverront nos enfants sur les champs de bataille après nous y avoir envoyer nous-mêmes et nos parents itou. Les intérêts des uns ne sont pas forcément ceux des autres, n’est-ce pas ? Pourquoi irai-je donner ma vie pour défendre les intérêts pétroliers de telle compagnie, fut-elle nationale ? Je serai déserteur comme le chantait si bien Boris Vian. Rien ne vaut la vie d’un être humain, rien ne peut le forcer à se la faire prendre sans son entier consentement. Pourtant, l’ONU détache des troupes pour de viles raisons un peu partout sur la planète, ces soldats de la paix ne sont que les ambassadeurs des puissants contre les faibles et si parfois certains d’entre eux meurent, les victimes ne le doivent qu’à l’absurdité qui les a conduit à la mort. Dans les conflits au Moyen Orient, l’ONU n’a jamais été aussi inutile (voir l’exemple d’Alep), et lorsqu’elle agit c’est toujours à contre-courant des intérêts régionaux et au profit de ceux de ses maîtres, les riches, les puissants et en particulier les États-Unis. Si je devais jouer à « moi président » comme le fait France Inter tous les matins, je dirais que ma première action de président serait de quitter toutes les organisations internationales et les convoquer à l’Élysée pour analyser avec chacune d’elles les résultats qu’elles ont produits avant d’y adhérer une nouvelle fois.
Il faut savoir que l’ONU permet d’infiltrer partout des espions qui informent leurs maîtres de tout ce qui se passe dans les endroits où ils sont installés. C’est un moyen sûr et sous couvert de services humanitaires ou au moins à vocation d’intérêt général il est plus facile d’obtenir des renseignements, n’est-ce pas? Certaines de ces organisations sont certainement sérieuses et productrices de bonnes initiatives, mais aujourd’hui il faut trier entre elles pour vraiment savoir ce qui est réellement utile de ce qui est superfétatoire. Les politiciens disent : « gouverner c’est prévoir, prévoir c’est s’informer ». Pour ma part, je suis resté assez simple, je dirais que la transparence nous délivre de l’information si rien n’en est caché. Vous me direz sans aucun doute que les secrets industriels, les secrets militaires, tous ces petits secrets qui remplissent le côté sombre de nos mémoires, sont obligatoires. Oui et non… Ils le sont uniquement parce que nous avons des intérêts justement. Et la plupart du temps, comme nous sommes en compétition permanente entre nous mais aussi avec tous les autres, il faut nous garantir contre toute utilisation de nos idées par nos adversaires. Mais si nous tenons compte que l’humanité est une et indivisible comment ne pas remettre en question ce principe décadent. Ce sont donc mes intérêts qui font de chaque être de cette planète un ennemi potentiel. En détruisant mes intérêts propres pour les remplacer par des intérêts humains, plus de nécessité de secrets, tout profite à tous et plus de compétition.
Voilà quel devrait être le message de l’ONU… Mais, bien entendu, les détenteurs du pouvoir et de l’argent ne sont pas d’accord et aujourd’hui ce sont eux qui nous tiennent la dragée haute. Mais est-ce que ce sera comme ça longtemps ? La réponse est à faire tous ensemble alors que nous sommes les victimes de toutes leurs décisions.
PS : Ecoutez cette émission sur France Inter, François Ruffin était l’invité de Léa Salamé, cela vaut son pesant de cacahuètes…
A bon entendeur, devenez sourd…
Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité. Mais…
« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »