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Point de Vue Incorrect

Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !

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Le règne du "moi" d'abord

« On ne conserve jamais longtemps une autorité qu’on rend odieuse », Sénèque. Émilie Loridan s’est suicidée le 3 juillet dernier. Maman d’une petite fille trisomique elle s’était vue refuser toutes les aides sociales dont elle bénéficiait par les allocations familiales du Nord parce qu’elle touchait une modeste aide de la part de la Belgique où elle travaillait. Quelle autorité possède un état qui laisse mourir, voire les pousse au suicide, ses propres citoyens par son inhumanité grandissante ? Aucune ! Cette autorité va encore descendre de nombreuses fois si Fillon, ou l’un des droitistes distingués y compris du PS, se voit élire au poste tant convoité de « moi président »… Amis du suicide, bonjour !

Humanité contre algorithme

 

Les ordinateurs ont bon dos, quelles que soient les explications que peuvent fournir les administrations qui les utilisent pour se cacher derrière le rideau très transparent de la technologie, pour se déresponsabiliser des méfaits que des fonctionnaires sans cœur causent. Obéissant sans réfléchir aux ordres d’une hiérarchie, toute concentrée aux économies à réaliser pour pérenniser les dépenses somptuaires de notre gouvernement qui préfère manger des petits-fours plutôt que de prendre en compte la détresse de ses mandants, ces malheureux fonctionnaires que l’on accable de tous les maux, méritent-ils ces accusations ? Il est évident que ces braves gens protègent leurs acquis en obéissant aveuglément à des ordres inhumains donnés par des machines et ceux qui les dirigent. Mais on en vient toujours à la même question, doit-on désobéir à des ordres ineptes, à des directives qui ne correspondent à aucune éthique ni à aucun sentiment humain ? Grave question qui remet en cause l’obéissance civile et son opposée, la désobéissance civique qui repose sur l’éthique. Il paraît si aisé de fuir ses responsabilités lorsqu’on peut les rejeter sur d’autres, fussent-ils des machines. Pousser au désespoir une personne au point qu’elle en finisse avec sa vie, n’est-ce pas un crime dans un état démocratique inventeur des droits de l’homme et du citoyen ? L’aider à le faire est aussi répréhensible et est passible d’être assimilé à une complicité active à mes yeux.

D’abord soi ou les autres ?

 

Il ne s’agit ici que d’un des nombreux tristes exemples de l’iniquité de nos gouvernants et des systèmes qu’ils glorifient au nom de la croissance, du remboursement des dettes qu’ils ont créés, et des gabegies qu’ils réalisent quotidiennement. Ceux-là même qui règnent en maîtres incontestés et incontestables, faisant du népotisme et du communautarisme des armes pour conserver un pouvoir qu’ils ne méritent pas, ceux-là n’ont pas trouvé d’issue favorable à la survie de cette femme en souffrance. Pas de direction de société, pas de poste de fonctionnaire contractuel qui lui aurait permis de retrouver dignité et joie de vivre pour Émilie Loridan, juste pour des copains de promotion qui sont loin d’avoir les mêmes soucis qu’elle. Pas même la conservation des aides dont elle ne pouvait se passer. Rien… Mais celui ou celle qui a traité le dossier aurait pu aller hurler dans le bureau de son chef de service, aurait pu démissionner, aurait pu faire une grève de la faim ou lutter de maintes façons. Nous sommes tous coupables de non assistance à personne en danger, tous, et ces fonctionnaires en l’occurrence aussi. Il est parfaitement inadmissible d’accepter cela mais nous le faisons pour conserver nos postes, nos sources de revenus qui nous permettent de fêter Noël et le Nouvel An. Mais où Émilie a-t-elle fêté ces heureux événements ? Au cimetière n’est pas une réponse autorisée ni « autorisable ».

Un exemple parmi des milliers

 

Il en va ainsi tous les jours. Certains se donnent la mort tous les jours pour des raisons toutes différentes mais qui ont en commun le désespoir. Ce désespoir que nous laissons s’installer dans une société aveuglée par son égocentrisme effréné, par son désir égoïste de tout avoir tout de suite. La misère c’est maintenant ! Pendant que nous festoyons ; pendant que les caisses de nos commerces sonnent de tout cet argent sonnant et trébuchant qui remplit les poches de l’oligarchie qui nous mène par les bouts de nos nez que nous lui tendons passivement et servilement ; pendant que nous rêvons d’aéroport inutiles, de travaux majestueux et de TGV qui vont toujours plus vite et plus loin mais pour qui, pour quoi ? D’autres se meurent dans l’indifférence générale. D’autres souffrent dans le silence honteux de ceux qui ne peuvent participer à cette fête. Bien sûr, vous pouvez me dire que nous ne pouvons pas tout faire pour sauver ces gens… Nous n’avons pas à nous substituer à nos administrations ou à nos services d’entraide… Certes. Vous pouvez le dire mais rien ne prouve que vous avez raison de le dire. Ces organes sociaux sont là pour subvenir aux besoins vitaux de nos sœurs et de nos frères humains qui sont nos voisins, même si nous ne les connaissons pas. Et si ces services ne font pas leur travail, c’est à nous de les y obliger comme ceux qui les dirigent. Combien de milliards avons-nous dépenser en armes et en vies humaines sur tous les fronts que la France entretient depuis trop longtemps. Partout nous semons la détresse pour de mauvaises justifications, de faux prétextes, et les vrais intérêts des donneurs d’ordre oligarques et multinationaux qui se gavent.

 

Nous sommes aussi responsables que ces gens, qui prétendent nous représenter mais ne sont que le reflet de leurs bailleurs de fonds électoraux, ces élites intellectuelles et politiques qui croient manipuler le peuple sans fin. Nous sommes responsables et donc nous devons réagir et corriger ces injustices et ces inégalités flagrantes et insupportables. Vous seriez heureux que les autres vous aident dans les mêmes cas désespérés s’ils vous advenaient, non ? Alors… Oublions le « moi » pour nous recentrer sur le « nous » car sans les autres nous ne sommes rien ni personne !

 

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

 

Remercions la Cour de Justice de la République, à laquelle j’accorde des majuscules, qu’elle ne mérite pas, pour avoir jugée Christine Lagarde coupable de négligence sans lui infliger de sanction… en guise de récompense de bons et loyaux services au bénéfice de l’oligarchie.

 

Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité.

 

Mais… « L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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