Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
13 Décembre 2016

Il y a quatre états au monde qui n’offrent pas de congés de maternité rémunérés : le Swaziland, le Lesotho, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, et… Le plus haut de taux de mortalité maternelle du monde développé et sans cesse en augmentation depuis les années 80 est à mettre au crédit du pays dont je n’ai pas donné le nom ci-dessus. Ce même pays a un nombre ridicule d’élues (donc des femmes) dans son Congrès (19.4%), ainsi que 6 Gouverneurs sur 50, 18.8 % de maires. Mais le pire est à venir. Toujours dans le même pays, 1 femme sur 5 est violée et 1 sur 4 est violentée par son partenaire. L’heureux gagnant de cette compétition mortifère au détriment des femmes est : les USA. Bravo ! Quel talent ! Et si elles sont noires ou hispaniques… je ne vous dis pas… La démocratie à géométrie variable existe, je l’ai rencontrée !
Ce parangon de vertu et de liberté que sont les États-Unis, ces vendeurs du rêve de la méga-réussite ou tous les Américains ont soi-disant les mêmes chances (hommes, femmes, autochtones (Indiens), blancs, noirs, verts, jaunes, bleus, riches, pauvres, etc), est plus proche du vice que de la vertu, de la dictature que de la liberté. Comme nous le voyons, la démocratie peut et sait très bien réaliser le grand écart. Car, à n’en pas douter, il faut tout de même être large d’esprit pour asséner qu’un état dont les policiers tuent des noirs sans trop d’état d’âme, qu’un état qui célèbre la Femme en lui donnant si peu de reconnaissance et l’avilit, qu’un état qui prend aux pauvres pour donner aux riches (comme chez nous), qu’un état qui jette à la rue ses anciens combattants et toutes les victimes des spéculations faites par des banquiers milliardaires, il faut vraiment être large d’esprit pour dire que cet état est démocratique. Ceci remet donc en question la définition même du mot démocratie. Pour faire court, car ce sont des centaines de livres qui traitent de ce type de régime politique. La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Nous voilà bien ! Mais qu’est-ce que le peuple ? Y a-t-il différentes possibilités de définir le peuple ? Le peuple existe-t-il ? Car pour bénéficier de droits et s’obliger à des devoirs il doit bien exister, sinon…
Aux USA le peuple trouve sa meilleure expression par les citoyens blancs, judéo-chrétiens, de classe sociale moyenne supérieure surtout et classe moyenne inférieure si elle reste silencieuse. Les noirs, les hispaniques, les handicapés, les femmes, les pauvres, les malades, les Indiens, enfin tout ce qui n’a ni argent ni pouvoir, tous ceux-là sont exclus. Il ne manquerait plus que ces crèves la faim viennent mêler leurs voix discordantes aux chants gracieux des milliardaires du web ou de la délocalisation. Cet immense pays est entre les mains de gens sans scrupule qui ont bâti une république bananière sous le couvert de l’esprit pionnier qui fît des États-Unis et dont ils sont les seuls bénéficiaires. Ces entrepreneurs laissent bien réussir des nouveaux venus de temps à autre, mais uniquement pour pouvoir spéculer sur leur réussite sur les marchés boursiers, permettre justement aux marchés financiers de continuer à monter vers des sommets que personne ne peut comprendre tellement ils sont injustifiés. Mais le peuple n’est pas limité à ces gens, tous les habitants de cet empire du mal sont partie prenante.
Personne ne peut et ne doit éliminer quiconque de ce qui forme le vrai peuple, ceux qui font que le pays puisse exister, ceux qu’on envoie sur les champs de bataille au nom d’une liberté qui ne touche que ceux qui restent au chaud chez eux et ne risquent pas leurs vies. Mais nous avons le même problème qu’aux USA, notre attitude vis-à-vis de la définition du peuple laisse quelque amertume dans nos bouches. Chez nous, notre belle démocratie aimerait mettre de côté les « arabes », plus généralement les musulmans, les noirs aussi, les banlieues aussi, les femmes aussi, peut-être moins qu’aux USA mais tout de même beaucoup trop. C’est insupportable. Je ne comprends pas que nous demandions, il n’y a pas si longtemps, aux Harkis, aux Sénégalais et à toutes nos colonies qui fournirent de la chair à canon pour défendre un colonisateur qui ne souhaitait que les exploiter, les réduire à l’esclavage et les piller, pour ensuite les bannir de toute gloire ou même du minimum nécessaire à la vie dans nos rues luxueuses de manipulateur de la France à fric. Il n’y a pas de gens à supprimer des listes de nos habitants. Chacun est un membre de ce peuple qui n’a pas d’existence réelle sans qu’on la veuille, qu’on la souhaite, qu’on la réalise.
Le peuple est fait de tous et je rappelle que nous ne sommes que les locataires à titre précaire d’une terre qui est très petite, minuscule. Rien n’arrive à nos voisins du bout du monde sans avoir d’influence chez nous et sur nous. Nier ce fait est nier la communauté humaine et ses droits et devoirs vis-à-vis des autres, ces voisins que nous ne connaissons pas, qui paraissent loin et qui sont sur notre palier.
La démocratie est bien le gouvernement du peuple, tout le peuple, par le peuple, tout le peuple, pour le peuple, tout le peuple.
A bon entendeur, devenez sourd…
Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité. Mais…
« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »