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Point de Vue Incorrect

Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !

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Adieu "moi président"

Donc Pépère s’en retourne en Corrèze, région d’adoption de ce normand du PS. Les commentateurs et journalistes de tous poils, les pour, les contre, ceux qui se réjouissent, ceux qui pleurent, enfin tous ceux qui le honnissaient hier et qui l’encensent aujourd’hui pour cet acte de bravoure que représente sa capitulation, tous ont quelque chose à dire. « Moi président » devient « moi plus président »… Les exégèses sur son départ sont-elles si nécessaires ? Là est la question...

Surprise générale

 

Ce que les gens ne supportent plus, c’est la surprise. Nous sommes prévisibles, nous sommes tellement analysés à des fins de prédiction, surtout commerciales, que même les sondages, aussi faux et truqués soient-ils, nous paraissent indispensables. Il nous faut tout savoir et tout de suite et si possible en avance sur la réalité, quitte à être déçus. Alors que Hollande ait décidé de partir, c’est bien ainsi si cela constitue le résultat de ses choix personnels. Cela deviendrait insupportable s’il y avait été contraint. Or force est de constater en écoutant ses arguments de sortant sorti, qu’il n’a pas l’apparence d’un président sous la contrainte. Et qui pourrait le contraindre, lui, le personnage le plus puissant du pays, celui qui nous a imposé, via son gouvernement, l’article 49 alinéa 3 à plusieurs reprises et de façon anti-démocratique comme la constitution de 1958 l’y autorise. Je ne crois pas qu’il subisse une quelconque pression autre que celle qu’il veut bien accepter. Et prêter à Valls une autorité qu’il possède sur le dire et qu’il n’a pas sur le faire, serait le vanter et lui donner encore plus d’importance que celle qu’il s’attribue déjà. En fait, et très sincèrement, je me moque des raisons qui expliquent le comportement de celui-ci ou celui-là. Ce qui compte au bout du bout n’est-ce pas ce qu’ils font ? Si un jour un ou des Dieux doivent nous juger, croyez-vous vraiment qu’ils nous jugeront sur nos paroles, nos promesses ou encore nos pensées et nos intentions ? Non, bien évidemment non. Nous serons évalués, jugés, et éventuellement félicités ou sanctionnés sur nos seuls actes. Et ce sera bien ainsi…

Les plus gênés s’en vont

 

Lorsque nous prenons une décision, je crois que celle-ci est prise de manière excessivement rapide voire instantanée car notre cerveau est un calculateur, un ordinateur extraordinaire. Cette matière flasque et enfermée dans une boîte dont les formes font de nous des beaux/belles ou des laids/laides, est douée de qualités que nous ne connaissons quasiment pas, malgré ce qu’en disent les scientifiques. Le cerveau connaît tous les arguments, tous les avantages et tous les inconvénients de chaque potentialité contenue dans les décisions possibles en question. Et donc si nous décidons très vite comment se fait-il que nous ne communiquions les résultats de nos décisions qu’après parfois de longs moments ? Parfois même jamais ! En fait, la décision est rapide, ce qui retarde la mise en communication c’est la recherche des arguments qui justifient cette fameuse décision. Nous décidons pour nous et nous exposons aux autres. C’est cette exposition aux autres qui force notre propre patience à entrer en jeu pour le temps d’éclaircir nos idées quant aux argumentations à mettre dans les yeux et les oreilles des publics concernés par la décision. Les éléments de langage sont un bon exemple de remède à ce fait. Les chefs réfléchissent ensemble, décident et trouvent leurs arguments. Ensuite, pour éviter des pertes de temps cumulatives, ces mêmes chefs disent les résultats de leurs cogitations sous forme de message à apprendre par coeur et réciter aux imbéciles qui les écoutent, nous en l’occurrence. Hollande savait déjà depuis longtemps que sa candidature n’était pas la meilleure solution pour lui d’abord, après pour le PS et plus si affinité. Mais il lui fallait sortir comme un brave et non pas comme un couard. Pour ma part, je ne le taxerai pas ni de l’un ni de l’autre, il était gêné, il est parti. Cela me suffit.

Analyses inutiles

 

Voilà bien des propos qui expliquent, qui gratifient, qui portent aux nues, ou qui enflamment Hollande, tout cela pour comprendre pourquoi il a décidé comme cela. Je ne perdrai pas mon temps à ce jeu. Je prends acte de sa volonté de départ et l’en remercie. On ne peut pas reprocher à un traître de trahir s’il sait en assumer les conséquences. C’est ce qu’Hollande a fait et aujourd’hui il expie ses fautes sans l’aide de personne, il tire ses conclusions lui-même et repart d’où il était venu. Qu’on explique tout me paraît logique mais là il s’agit d’une décision personnelle et si notre « moi président » voulait épouser Julie Gayet en paix et vivre des rentes payées par nos impôts jusqu’à la fin de sa vie, n’est-ce pas son droit. Dans ce cas précis, de la décision unilatérale d’un homme ou d’une femme, nous devons respecter ses volontés sans même chercher à les analyser car c’est de son intégrité qu’il s’agit. Bien sûr, les tenants de la transparence totale vont nous dire que c’est un personnage public, qu’il est le plus puissant des citoyens, qu’il doit nous rendre des comptes, etc. Tout cela est vrai… mais partiellement. Le problème est que les comptes qu’il doit nous rendre touchent seulement à la direction des affaires que nous lui avons confiées et que nous nous abstenons trop souvent de contrôler. Nous ne devons pas contrôler sa vie privée ou ses décisions intimes, comme c’est le cas ici. En revanche, nous devons assurer un contrôle total de sa gestion, de son comportement face au peuple, face au pays dans son entier. Mais là cela nous demanderait du courage, de la volonté et de la ténacité… Tout ce que nous n’avons pas. Nous préférons nous occuper des peccadilles qui constituent sa vie privée et intime qui nous demande moins de responsabilité.

 

Alors, vous serez d’accord ou pas avec moi, peu me chaut. Mais je n’ai jamais limité mes coups contre personne, et encore moins contre Hollande, mais là… je m’interdis de digresser sur sa décision. Qu’elle me satisfasse ou pas n’est pas le souci. Si je ne veux pas qu’on surveille ma vie privée et mes décisions personnelles, pourquoi m’autoriserai-je à le faire pour les autres, fussent-ils des personnages publics ou pas ? Question d’éthique !

 

A bon entendeur, devenez sourd...

 

Haroun.

 

Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité. Mais…

 

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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