Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
30 Novembre 2016

Grand jour aujourd’hui… Je vais garder, tout seul comme un grand, trois de mes petits-enfants. Je vais enfin pouvoir passer mes nerfs, hurler, frapper sans prendre le risque de recevoir des réclamations, voire des coups, car bien évidemment ils sont bien élevés et sauront souffrir en silence. Je rigole, si ma fille lit ces lignes ce ne sont pas des coups que je vais encaisser mais une véritable mise à mort façon corrida avec remise des oreilles et de la queue en fin de combat... En fait, pourquoi vous dis-je cela ? Juste parce que le lien est ce qu’il y a de plus extraordinaire, et le filial est le premier d’entre eux. Si nous passons sur terre sans transmettre tout ou partie de notre expérience humaine à quiconque et encore plus à nos enfants et petits-enfants, nos vies n’auront pas de raison d’avoir été vécues. Je veux espérer humblement que ma vie n’aura pas été inutile…
Je disais à mes amis que je m’occupais de mes petits-enfants pendant 5 jours et je ne cessais d’en dire toute la joie que cela me procurait. L’un d’entre eux, un chef provocateur, me dit tout de go : « je croyais que la famille était une valeur de droite, voire d’extrême droite ? » Connaissant le bougre, encore plus papi gâteau que moi, cela me fît rire… Mais, alors qu’on en rit, ne devrait-on pas en pleurer ? Il est vrai que dans l’imagerie populaire, et d’autant plus depuis la devise de Pétain (travail, famille, patrie), une association a été faite entre les valeurs fondamentales de la religion catholique, chère au vainqueur Fillon et au déçu Poisson, et le positionnement politique de ses ouailles. Il est vrai que statistiquement nous retrouvons plus de cathos à droite qu’à gauche. Cette même gauche qui se dit progressiste, laïque et tolérante, ne peut pas imaginer se retrouver aux côtés des calotins qu’elle a si longtemps combattus. Mais cette image est tristement fausse, je ne suis pas de droite ni de gauche et j’aime ma famille, mes enfants et mes petits-enfants en particulier. Cette mauvaise habitude que nous avons de mettre tout en boîte chez nous, chez les créateurs de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, nous joue de nombreux tours mais nous n’en guérissons pas… C’est chronique et évolutif puisque l’impression que j’en ai est que même les enfants le font de nos jours. Quelle tristesse !
Je vous donne un autre exemple de mise en boîte. Parce que les décroissants sont contre les Dieux progrès, science et argent, la sainte trinité du capitalisme triomphant, tous les partis traditionnels, et même les extrêmes, qualifient ces thuriféraires du retour aux vraies valeurs de réactionnaires souhaitant retourner à l’âge de pierre. Tout d’abord je ne trouve pas cela sympa pour les Pierre, les Paul ne sont pas plus jeunes ou pluvieux, alors pourquoi tant de haine ??? Oups... Je délire... Désolé! Pourtant ces décroissants, dont je fais partie, ne souhaitent que plus d'humanité, plus de frugalité respectueuse de notre environnement, et plus de création de liens réels plutôt que virtuels (de vraies conversations avec la voix et de visu plutôt que des « poke » ou des « j’aime » avec le clavier). Aimer sa famille n'est pas un acte politique que je sache, c'est un choix libre et sentimental, voire spirituel. Comment peut-on enfermer quelqu'un dans une boîte eu égard à ses sentiments ? Je savais qu'on pouvait perdre sa vie pour ses idées mais pour son amour filial... Est-ce bien raisonnable ? Tout cela est un peu tiré par les cheveux, me semble-t-il. De même être contre la pmA et la GPA n’est pas preuve de droitisme extrême. La preuve, encore une fois, les décroissants sont anticapitalistes et donc jugés de gauche par ceux de droite alors qu’ils sont réactionnaires et de droite pour tous les libéraux libertaires et autres écolos de EELV du fait de leur position contre la marchandisation des corps, des femmes comme des hommes, et donc leur opposition aux PMA et GPA. Il faudrait tout de même savoir. De vous à moi, je vous dis où sont les décroissants, anticapitalistes et anti-collectivistes parce qu’anti-productivistes, ils ne sont ni à droite ni à gauche. Ils sont pour le retour à l’humain dans une écologie politique qui libérera la planète des prédations humaines ainsi que de l’homme victime de sa propre arrogance.
J’ai la chance d’avoir une sœur qui donne de son temps pour aider des enfants d’écoles dites à problèmes. Disons comme ça sans froisser personne. Dans l’établissement où elle travaille, des professeurs se comportent naturellement bien avec elle, en termes de courtoisie et de politesse partagées. En revanche, certains de ces professeurs ne lui adressent pas la parole, ne lui disent même bonjour ni ne répondent à ses questions lorsqu’elle en avait. Inutile de vous dire que maintenant elle n’en pose plus à ces quidams déplaisants. Ce qui est triste repose sur les raisons de cette indifférence cumulée au mépris. Ma sœur n’a pas les diplômes nécessaires pour être une AVS « normale », elle en a beaucoup plus et de niveaux beaucoup plus hauts. Entre jalousie et bêtise, ces tristes sires ne s’aperçoivent pas des motivations qui font que ma sœur préfère être là qu’ailleurs à gagner plus d’argent et sans s’embêter avec des jaloux bornés. Rejetée parce que pas bénéficiaire de la même boîte que celle qu’ils occupent, ou rejetée parce qu’elle est jalousée d’être plus diplômée qu’eux sur le papier, où est la différence. Et quand vous savez que ces gens votent à gauche, on peut vraiment se poser la question de ce que sont nos marqueurs politiques, non, ou je me trompe ? J’ai l’habitude de dire que la droite comme la gauche n’ont pas l’exclusivité de la sottise, elles se la partagent sans aucun problème comme vous pouvez le voir…
Est-ce que tout cela vaut vraiment la peine de se faire tant de mal entre nous, alors que nous aurions tant à gagner à nous parler, à échanger, à partager, à vivre simplement ensemble sans se juger ni s’évaluer et se comparer. Cela me rappelle un bon mot souvent entendu : Quand je me regarde je m’inquiète, quand je me compare je me rassure…
A bon entendeur, devenez sourd...
Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité. Mais…
« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »