Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
9 Novembre 2016

Ou la Trempe administrée à un système... Je suis pris entre deux feux… Entre la joie de voir que le peuple peut encore décider de son avenir et la tristesse de voir que la voie sur laquelle il s’engage est loin d’être celle qui me paraît la plus judicieuse, c’est là un euphémisme grandiose, monstrueusement grandiose. Trump est président des USA. Heureux de voir la clique de Wall Street retourner à ses affaires sales, je suis malheureux de voir arriver la troupe de cow-boys qui va tailler en pièces ce qui restait (pas grand-chose en fait) de démocratie chez l’Oncle Sam… Il en est ainsi, c’est la volonté du peuple qui prime… Non ?
Ce qui me paraît scandaleux, et croyez bien que si un Mélenchon ou une Le Pen, ou un Besancenot était élu chez nous ce serait pareil, c’est le jugement définitif prononcé par la presse corrompue et ses commensaux qui se régalent à salir le peuple et ses choix. Qu’on le veuille ou non, si nous avons encore une parcelle de démocratie dans les veines, nous devons respecter le choix populaire. Il ne faut tout de même pas oublié messieurs et mesdames (avec une minuscule à chacun) les journalistes et les politiciens que c’est vous qui avez organisé cela, par votre médiocrité, par vos corruptions incessantes et vos trahisons successives et permanentes. C’est facile d’accuser Trump ou Le Pen de penser comme ils le font et de transmettre leurs plus bas ressentiments à un peuple assoiffé de justice et dépouillé de son pouvoir. Beaucoup trop facile, nous sommes tous responsables et notre lâcheté vis-à-vis de notre collaboration (et je choisis mes mots) silencieuse et résignée y est aussi pour beaucoup. Sans cet abandon de nos prérogatives jamais nos politiciens, journalistes et businessmen n’auraient pu faire toutes les vilenies que nous pouvons leur reprocher. Mea culpa, mea maxima culpa diraient les prêtres pédophiles.
Laquelle me direz-vous… Où pouvons-nous trouver du bonheur dans une pareille nouvelle ? La première est que le peuple peut reprendre ses droits bafoués et détournés de leur seul objectif, le bonheur de tous. La deuxième est que Trump est un homme d’affaires. A ce titre il ment aussi bien que les politiciens dont il s’est nourri et moqué pendant ses 18 mois de campagne. Et donc il ne fera pas la moitié, ni le dixième de ce qu’il a promis, comme ceux qu’il a honni durant tous ses discours et ses débats. Ses intérêts passeront devant l’intérêt général. Voilà le risque que sa présidence va générer, l’appropriation d’un état, le plus puissant et armé du monde, au service d’une caste de faiseurs d’argent tous amis de notre Trump (d’éléphant) qui vont siphonner les affaires comme les égouts nous débarrassent de nos eaux usées. La troisième source de bonheur est la grandeur de l’avertissement lancé à la face du monde et surtout à la France, soi-disant pays des droits de l’homme. Nous sommes exactement dans le cas de figure des USA. Des candidats corrompus face à des candidats corruptibles et déjà rompus aux techniques d’appropriation des pouvoirs. Il n’y a qu’à voir le népotisme et les manigances des élus du FN. Ils sont moins corrompus parce qu’ils tiennent moins de manettes, mais dès qu’ils les auront toutes… Yyyhaaaaaaaaaaaa ! Comme le cow-boy d’en face, ce sera la curée ! Pour l’instant cet avertissement est sans frais… Pour l’instant !
Nous ne sommes pas dans la Bible, Jéricho et ses murs ne tomberont pas aujourd’hui. L’élection d’un Trump ne changera pas la face de notre petite terre. Rien n’est irrémédiable sauf si le peuple en décide ainsi, s’il abandonne définitivement ses droits aux voyous qui les lui ont subtilisés un temps. Peut-être nous est-il nécessaire de toucher le fond pour pouvoir renaître, tel un phénix, de nos cendres et jeter les bases d’une nouvelle société ? Mais pourquoi avons-nous tant besoin d’être acculés avant de réagir, pas de réflexion, pas d’anticipation, pas de réaction ?… Je pense d’ailleurs que l’effet d’aubaine des élections américaines pour nos candidats corrompus ne va pas être sans trace dans le rejet probable, mais pas certain, des candidats extrêmes et surtout du FN. Mais rien n’est moins sûr. N’oublions pas que Trump ne sera au pouvoir que depuis quelques mois lorsque nous voterons (pas moi) aux présidentielles. Il n’aura pas encore massacré son pays, si toutefois il le fait un jour et personne ne pourra dire en France : « vous voyez bien qu’il est fou, nous vous l’avions bien dit »… Et ceci permettra à certains, surtout à droite et au FN, de croire que le même élan pourrait les porter au pinacle, au saint des saints de la politique, la présidence !
Alors que Trump soit élu à la place d’une Clinton, personnellement je ne vois pas de différence. Ce sera la trahison du peuple, sa déchéance programmée du pouvoir qui est le sien et son dénuement qui continuera. Les écoles, les hôpitaux, les services publics risquent de pâtir de la politique de Trump tout autant qu’ils auraient soufferts de celle de Clinton… Alors ! Américains et Français, souffrons en silence comme nous aimons le faire lâchement et tristement. Ou peut-être, préférez-vous vous battre ? J’en suis !
A bon entendeur, devenez sourd...
« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD et Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »