Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
26 Novembre 2016

Croyez-vous que je sois révolutionnaire ? C’est en tout cas ce qu’un de mes lecteurs occasionnels m’a écrit. Je l’en remercie et prends cela comme un compliment qui me va droit au cœur. Maintenant la question qui reste en suspens est la suivante : le suis-je vraiment ? Prenons un exemple, la transition énergétique. Ma position dans ce domaine est vraiment politiquement incorrecte, je l’avoue, si c’est cela être révolutionnaire, alors je le suis. Merci pour ce moment, et je vous explique en quoi.
Vous avez entendu dans toutes les bouches de nos politiciens professionnels cette expression magique : transition énergétique. Même Total, cette compagnie qui gagne sa vie à détruire les nôtres se vante de participer à cette fameuse transition, c’est dire si on en est loin, n’est-ce pas ? De gauche à droite, en passant par les écolos qui n’en finissent pas de dépérir en terme de parti politique, tout le monde s’en réclame… Et personne ne fait rien qui aille dans ce sens. Pourquoi ? Parce que le mot transition ne signifie rien d’autre qu’un passage d’un état à un autre sans bouleversement. Or, notre humanité ne peut parier sur un avenir qui ne tient pas compte du minimum de précaution que nous devons avoir pour la planète afin que celle-ci ne continue pas sa vie sans nous. Car, je vous le confirme, la planète survivra à nos exactions, même lorsque nous serons tous des robots ou des êtres soi-disant augmentés, nous, nous ne survivrons pas. Dans tous les cas si nous survivons en étant des robots, permettez-moi de penser que cela ne s’appelle pas de la survie mais de la transmission de vie de l’humain à la pseudo vie de la mécanique. L’homme est un roseau pensant, la machine, même avec une intelligence artificielle, ne sera jamais qu’une machine sans âme et sans talent. Et ce n’est pas parce qu’un ordinateur gagne une partie de jeu de Go que je changerai d’avis. Mais revenons à la transition énergétique...
Si depuis les années 70 les scientifiques, financés par des groupes industriels, ont mis en avant « la transition » qui est devenue à la mode, ce n’est que pour nous endormir, nous retirer toute velléité de combat. C’est un mot qui sent la paix sociale, qui ne froisse ni n’oppose personne et donc que tout le monde peut employer sans risque de se retrouver face à une argumentation inverse. Finalement nous sommes tous d’accord pour une transition énergétique mais ça c’est la forme… Où est le fond si tous les pollueurs et malfaisants s’emparent de ce mot pour le rendre trivial et inopérant ? Ce n’est donc pas de transition dont nous avons besoin mais bien d’un bouleversement. Il s’agit donc bien d’une révolution énergétique qu’il nous faut, si nous voulons, si nous désirons vraiment passer de ce monde ci à un monde nouveau ou presque. Nous voyons ici un exemple du politiquement correct et de ses nuisances. On fait disparaître toute possibilité d’opposition, de controverse, d’échange, de présentation d’argumentations différentes et donc enrichissantes. Nous voyons comment, de la même façon la démocratie, en employant les mêmes méthodes ne laisse plus de place au dialogue en le remplaçant par des mots vides de sens qui ferment toute discussion sur un accord apparent mais qui ne résout absolument rien. Les mots ont un sens, ils ont du sens, ce n’est pas un hasard qui nous les choisissons dans le contexte qui nous arrange en fonction de nos intérêts. C’est ce que font nos dirigeants en nous berçant de l’illusion qu’ils s’occupent d’une transition qui ne changera rien.
J’assume. Si le fait de dire que c’est dans la confrontation de nos arguments que jailliront la lumière et un véritable accord partagé par chacun est un acte révolutionnaire… Je l’assume pleinement. Mais ce n’est pas beau, ce n’est pas gentil, cela manque d’empathie diront nos philosophes de bazar et de plateaux de télévision. Je ne suis donc pas gentil ni empathique. Je vous rappelle tout de même que la démocratie est basée sur la discussion entre les Citoyens des moyens à mettre en œuvre pour gérer la Cité… Il me semble. Nulle part il est écrit par Platon ou tous les autres que la solution miracle est l’accord général sur un discours sans fond ni contenu. Les Citoyens ont toujours connu, et cela était utile, des palabres longues et rudes avant d’obtenir les solutions que tous auront à défendre après un consentement général sur des arguments mélangés de toutes les opinions présentées par les Citoyens en question. Et ce ne sont pas mots choisis pour nous anesthésier qui me feront changer d’avis. La démocratie n’est pas « être tous d’accord sans discuter », c’est exploiter les solutions dégagées dans le cadre d’un consentement mutuel de toutes les parties. C’est une des raisons pour lesquelles je ne peux adhérer à aucun parti. Dès que nous sommes membres d’une association politique, nous devons cesser de réfléchir pour ne faire qu’obéir aux « sachants » qui ne tolèrent pas le débat. Ecoutez bien les discours de nos pseudos représentants, analysez les tissus d’âneries qu’ils nous racontent et vous verrez qu’ils ont tous les moyens de faire ce qu’ils veulent car ils nous disent leurs vérités avec des mots qui les adaptent à ce que nous voulons entendre.
Analysez l’expression « inverser la courbe du chômage, par exemple… et vous verrez que Hollande, avec 500 000 chômeurs de plus en quatre ans l’aura tout de même inversée… Vous voyez bien qu’ils se moquent de nous… Et ouvertement, juste en nous berçant de douces illusions démocratiques tout en nous retirant toutes nos libertés fondamentales pour notre sécurité.
A bon entendeur, devenez sourd…
Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité. Mais…
« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »