Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
22 Novembre 2016

La démocratie est bel et bien en état de mort annoncée. Le système, tant décrié par nos dirigeants tout en profitant de lui au maximum, est accusé de tous les mots… oups… les maux, par… Fillon et Juppé ? Incroyable, les apprentis sorciers s’entre-maudissent entre camarades de promotions. Thatcher contre Chirac, voilà ce que nous propose la pseudo démocratie française. Tous les journaux sont remplis de ces combats d’arrière-garde de deux ténors d’un système qu’ils conspuent en apparence. C’est la lutte des dinosaures contre leur extinction… Il faudrait les prévenir qu’elle est terminée depuis longtemps…
L’hallali est sonné, les veneurs hurlent et se ruent derrière les Beagle ou les Fox Hound qui commencent à mordre le gibier qui va succomber rapidement sous les coups de couteau d’un chasseur compatissant aux souffrances inutiles et cruelles qu’il a souhaitées. Le gibier est la démocratie, les chiens le peuple, les veneurs sont les politiciens professionnels changés en chasseurs assassins. Et pour finir ce charmant tableau, le pape pris à parti par les deux candidats de la primaire de droite qui en appellent à lui pour attester de leur religiosité à haute intensité. Je sais ce que vous pensez ; vous trouvez que j’exagère en donnant au peuple le rôle, ô combien infâme, des chiens de meute, ces équipages spécialisés, mis à la disposition de chasseurs d’un autre temps qui prennent un plaisir malsain à essouffler leur proie d’abord pour mieux la mettre à mort ensuite. Peut-être suis-je un peu excessif ? Je ne le crois pas. Et quand bien même ne serions-nous pas ces chiens excités, le simple fait de ne pas défendre la démocratie, dont les principes nous ont été légués par nos aïeux après de durs combats, ne nous range-t-il pas parmi ceux qui veulent la détruire ? Qui ne dit mot consent, dit-on. Nous regardons, sans aucun scrupule, mourir une démocratie qui n’a jamais été exploitée ou même mise en place nulle part. Je dis bien nulle part. Aucun pays ne peut se vanter de l’avoir jamais fait vivre. Ce n’est que notre faute, celle du peuple, celle des résignés apeurés que nous sommes, depuis toujours sans doute.
Après « retour vers le futur », nous sommes en passe « d’aller vers le passé ». Alors que nous sommes en demande de plus de démocratie, nous assistons à sa mise à mort sans sourciller. Quel paradoxe ! Lorsque vous voulez savoir où est la vérité sur un acte politique, je vous donne un conseil, prenez les propos de nos politiciens et inversez-les. Lorsque Valls nous assène que les primaires de la droite sont un modèle de démocratie, comprenez bien qu’il dit que la droite a bien roulé ses tenants dans la farine et qu’il entend en faire autant à ceux de gauche lors de leurs propres primaires. Que tous ces candidats se réclament du modernisme, voire du progressisme, alors que leurs méthodes sont d’un autre âge, n’est-ce pas la contraire de la réalité ? Alors que nous trouvions « logique » et extraordinaire de nous compter à plus de 4 millions à voter pour ces menteurs, me laisse pantois. Je vous le répète une fois de plus, le vote n’est pas la preuve de l’existence de la démocratie et encore moins la garantie de son emploi. La démocratie qui reste encore un mystère pour tous ne demande qu’à naître et nous sommes les seuls habilités à lui donner naissance, nous le peuple, nous les sans dents. Participez à tous ces mouvements qui apparaissent sur les réseaux sociaux, donnez vos idées, vos visions du monde dans lequel vous voudriez vieillir et voir vos enfants et les générations futures s’ébattre sans crainte et avec joie. Tout est entre nos mains, à nous de jouer. Envoyons tous ces escrocs et ces menteurs là d’où ils n’auraient jamais dû sortir, de l’enfer de leur prévarication et de leurs vices égotiques et inavoués.
Nous devons passer de la théorie à la pratique. Ce n’est pas parce que la démocratie n’a jamais vraiment exister que nous ne devons pas essayer de l’inventer, au contraire, c’est même notre devoir. S’il est vrai que celle-ci est le moins pire des régimes, c’est parce que nous n’avons pas encore une conscience politique nécessaire et suffisante pour ne pas avoir besoin de chef, pour faire que nos vies soient paisibles et fraternelles dans une auto-discipline donnant naissance à une anarchie heureuse. La démocratie n’existe en théorie que dans la lamentable réalité de l’absence totale de sens de la mesure chez l’humain. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela donne la véritable source de nos tracas, c’est l’homme. Ce n’est ni le pouvoir ni l’argent qui pourrissent les êtres humains. C’est lui et lui seul qui pourrit ce qu’il a envie de pourrir. Cela ne dépend que de lui. Nul n’est obligé de courir après les honneurs, nul n’est contraint de s’enrichir en exploitant ses contemporains. C’est en toute liberté, manipulée par l’instruction et la culture qu’on nous inculque à la matraque dans nos écoles et dans nos familles qui furent elles-mêmes soumises au même traitement, que nous choisissons de pourrir les vies de nos congénères. Et ne me dites pas que c’est la recherche de profit ou de pouvoir, non ! Ce ne sont que nos désirs de profit et de pouvoir qui nous changent en bête féroce. C’est ce sens de la mesure qui nous manque. Ce sens de la solidarité, de la fraternité, alors que nos sorts sont scellés, que ce qui touche le bout du monde a des conséquences sur notre petit univers personnel. Qu’on le veuille ou non, nous sommes tous liés et notre futur sera commun ou ne sera pas.
Allez voter pour le second tour de cochon. Allez désigner dans l’allégresse le bourreau de notre civilisation et pour le rétablissement de l’inquisition et de l’esclavage. Je ne vote pas pour les vraies élections alors vous devinez ce que je pense de cette comédie dramatique des primaires. Mais je ne vous empêche pas de vous y précipiter. Cependant, vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenus…
A bon entendeur, devenez sourd…
Remercions la Cour de Cassation d’avoir confirmé le jugement qui touche Sylvie ANDRIEUX, débarquée du PS et de l’assemblée nationale suite à sa condamnation, du 9 novembre 2016, à 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, et 5 ans d’inéligibilité. Mais…
« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »