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Point de Vue Incorrect

Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !

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Editôt ou éditard... (211)

« Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise... » Il en est ainsi de tout. Rien n’est éternel, tout est victime du cycle, plus ou moins long, qui voit depuis la naissance, un développement et une fin. C’est ainsi et c’est bien. Il existe au moins une justice égalitaire qui touche tous les domaines de la vie sous toutes ses formes. Mais ce n’est pas vrai pour les multinationales qui refusent ce cycle naturel à l’inverse de leurs victimes qui meurent bien avant d’avoir vécu l’intégralité de leurs existences potentielles. Les Multinationales veulent l’éternité en exclusivité, des profits sans cesse plus gros et se moquent des conséquences de leurs actes…

Une complicité qui en dit long

 

Je vous laisse le soin de lire cet article. Vous comprendrez mon étonnement et ma colère. En cette période où le CETA et le TAFTA sont dans les ordres du jour des barons de l’industrie et de la politique, qui sont souvent assis ensemble aux mêmes meilleures tables de tous les pays, nous voyons les conséquences néfastes de cette complicité qui n’a même plus besoin d’être attestée tellement elle est évidente et permanente. Les états, leurs substituts internationaux tels l’ONU, le FMI ou la Banque Mondiale, sont à la solde des industriels qui garnissent les Dow Jones, CAC 40 et autres index qui régissent les économies libérales aux prises avec leurs sept milliards de clients. Le droit, qui est le fruit de notre volonté de créer des états de droit qui instaurent et placent la justice en pierre angulaire d’une société humaine, devient entre les mains de ces organes sans âme qui défendent le mal en lieu et place du bien commun, une arme imbattable. C’est d’autant plus facile pour ces organes étatiques ou internationaux que ce sont leurs membres qui fabriquent les lois, les règles d’un jeu où seuls les tricheurs gagnent. Mais ces mêmes fabricants de lois sont nos représentants, ce sont des gens comme vous et moi pour lesquels nous votons et qui, une fois élus, oublient qu’ils sont issus de notre communauté humaine et nous trahissent pour leur satisfaction propre et leurs intérêts personnels. La boucle est bouclée, nous sommes les générateurs de nos souffrances ! Tous complices !

Le droit ne défend que les plus forts

 

Cela paraît invraisemblable mais c’est ainsi. Les lois sont faites à la demande des riches multinationales, par des gens corrompus qui créent leurs états et autres organismes supranationaux dans le seul but que ces structures ne gênent en rien le fonctionnement d’une économie toute réservée au bien-être du capitalisme néolibéral et productiviste. Mais nous sommes le carburant sans lequel cette méga-machine ne peut fonctionner. Nous sommes indispensables. Le paradigme de la justice défenderesse des faibles est renversé au profit de ceux qui les martyrisent. Cependant ce martyr ne peut aller au-delà d’une certaine limite, justement parce que nous sommes les rouages nécessaires et suffisants pour la survie d’un système bâti à notre défaveur. Autrement dit, nous sommes pressurés, stressés, manipulés mais jamais au point de nous obliger à sortir de notre résignation habituelle, à quitter le statut d’esclave, d’asservi volontaire. Mais qui fixe l’endroit où doit s’arrêter le curseur, sachant que les profits ne sont jamais suffisants, ce même curseur voit sa course augmentée chaque année un peu plus. Et le grand druide qui pousse sur ce bouton générateur de bien pour les nantis et de mal pour les affligés, dans sa volonté du toujours plus, gardera-t-il la tête froide indéfiniment, croyez-vous cela possible ? Pas moi ! Je dirais même que le curseur est entré dans la zone rouge depuis déjà quelques temps et que la pression monte sans que le grand druide en question ne s’en aperçoive.

Vainqueur : les multinationales

 

Comme vous l’avez lu dans l’article, vous voyez bien que les lois, la justice et tous leurs artifices ne sont que les outils qui soumettent les peuples. Comment Chevron peut-elle, en tant qu’entreprise, vaincre contre un état qui défend son peuple contre les ignominies et les pollutions qu’elle a commise ? Eh bien cela est possible grâce ou plutôt à cause du droit. Sensé défendre la veuve et l’orphelin ce même droit préfère défendre celui qui a tué l’époux, le père ; c’est plus facile et plus rentable pour ceux qui travaillent dans la création et l’application de ce même droit. Le CETA et le TAFTA sont des accords qui affermissent encore plus la puissance et l’intouchabilité des grandes entreprises au regard des états et de leurs peuples. Déjà de nombreux exemples peuvent être trouvés à l’image de l’Équateur contre ce géant pétrolier américain. Mais cela ne suffit jamais, il en faut toujours plus. L’asservissement de tout et de tous est indispensable à l’éternité à laquelle aspire toutes ces sources de dividendes que sont les multinationales. C’est ainsi que je rapproche le comportement de ces groupes à celui de fanatiques religieux. Car en fait, nous nous apercevons bien qu’il s’agit là de la pérennisation d’un dogme. Celui de la primauté de l’économie et de l’argent sur tout. Dès que quelqu’un veut égratigner le Dieu argent, tous les boucliers se lèvent ensemble, ceux des groupes en question, de leurs salariés devenus prêtres et de leurs complices corrompus sans qui ils ne pourraient avoir de courroie de transmission entre le groupe, ses prêtres et ses indispensables clients asservis et lobotomisés que nous sommes.

Mais je le répète… « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise… » Le problème de nos maîtres est qu’ils n’ont pas le sens de la mesure, c’est en cela que nous voyons qu’ils étaient bien humains avant de devenir des intégristes. Et donc, ils feront tomber la goutte qui fera déborder le vase et leur monde s’écroulera sous la révolte des peuples unis… Pour recommencer ensuite le même cycle infernal ? C’est à nous de l’empêcher !

 

A bon entendeur, devenez sourd...

 

Haroun.

 

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD et Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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