Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
23 Octobre 2016

Encore une semaine riche en… médiocrités, quelle chance nous avons ! La primaire de la droite nous donne le ton. Non, je ne suis pas surpris… juste dégoûté. Ces grands démocrates ne connaissent de la démocratie que la votation, or force est de constater que l’art de voter n’est absolument pas la garantie de l’existence ou même de la présence de la démocratie dans un pays quel qu’il soit. Ce n’est certes pas la droite, de plus en plus fascisante, qui pourra nous donner des leçons de démocratie bien entendu. Mais de là à s’empêcher entre eux de dire ce qu’il pense, là, on touche le fond. Ils sont tous libéraux, de droite voire d’extrême droite, et donc ils s’interdisent de dire du mal d’Israël, partenaire privilégié des USA, notre maître dont nous sommes les esclaves volontaires, sauf notre petit Poisson. Celui-ci s’est fait prendre dans les filets de la droite la plus conservatrice et la plus libérale car il a osé parler des lobbies sionistes qui manipulent la Clinton. La démocratie ‘est pas prête d’entrer dans les partis de droite et LR nous donne l’exemple. Bravo les fascistes…
A peine connu, Jean-Frédéric Poisson, candidat à l’élection présidentielle 2017 via la primaire de la droite, est mis en accusation depuis jeudi pour des propos parus dans Nice-Matin mercredi, où il affirmait : « La proximité de la candidate à la présidence américaine Hillary Clinton avec les super-financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l'Europe et la France. » La belle affaire… Première question : Est-ce vrai ? Réponse : Oui ! Deuxième question : Est-il possible de dire ce qu’on pense dans notre pays ? Réponse : Non ! Troisième question : Les conservateurs ont-ils abandonné définitivement tout respect de la démocratie même entre eux ? Oui ! La démocratie est un concept, une idée dont la droite n’a plus aucune définition, aucune compréhension. A qui profite ce crime ? Aux porteurs des idéologies d’extrême droite, même Philippot, dont le racisme du parti dans lequel il est vice-président n’est plus à prouver (rendez-vous dans un meeting et vous entendrez les plus pourries des insultes contre les juifs et les arabes sans distinction), se dit « dérangé » et ne « partage » rien avec notre Poisson devenu rouge de confusion. NKM se met au diapason de l’extrême droite en appelant la haute autorité de la primaire de son parti pour en chasser le Poisson trop petit et dérangeant pour ne pas passer au travers des mailles du filet. On vient de traverser le fond ! Il est vrai que pour exister ces candidats se doivent d’exterminer leurs concurrents. C’est bien parti !
Nous attribuons à notre Voltaire national la citation suivante : « Je ne suis d'accord avec vous ni sur l'essentiel, ni sur l'accessoire. Par contre, je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour que votre voix soit entendue. » Que ce soit lui qui l’ait dite ou pas n’est pas notre souci. Cette phrase nous donne un véritable exemple démocratique. Où l’important n’est pas ce qu’on dit mais repose sur le droit que nous avons de le dire, dans le respect de la liberté des autres. Surtout lorsque les propos concernés ne sont pas à même de semer le désordre ou la violence. Et en fait, les fameux propos de Poisson (c’est bien la première fois que les poissons parlent) sont surtout informatifs et sans valeur de jugement sur les gens cités. Le danger auquel Poisson fait allusion s’adresse à l’Europe et à la France, pas d’injure contre Clinton ou les lobbies (il est vrai très efficaces) sionistes. Pour ma part, ce candidat à la candidature a parfaitement le droit de dire ce qu’il pense, c’est le moins que l’on puisse accorder dans un pays qui se veut celui des droits de l’homme et qui ne l’est plus dans la réalité. En effet, lorsqu’il parle de la soumission de Hilary Clinton aux lobbies sionistes, à tous les lobbies d’ailleurs, ce n’est pas une injure ; c’est son avis et il est en droit, voire en devoir, d’en avoir un s’il veut être un candidat clair et convaincant. Que ce soit vrai ou pas ne dépend que des opinions de ceux qui débattent de la question. Je suis d’accord avec le Poisson, malgré son fascisme passif que je ne partagerai jamais, sur le fond, mais vous n’êtes pas obligés de partager nos avis. Cela ne lui retire pas, ni à moi, le droit de dire ce que nous pensons de cela.
Le problème est que la communauté des Français de religion juive vote. Non seulement elle vote mais elle a aussi un rôle de prescripteur relativement important, son influence est réelle. Les politiciens ont peur de ces communautés, ils ont d’ailleurs participé activement à les créer par intérêt électoraliste. Ceci permet à cette communauté, et en particulier sa partie la plus sioniste et intégriste, de soumettre ces politiciens corrompus à un chantage inavouable, mais omniprésent, aux voix. C’est la raison pour laquelle nos participants à la primaire de la droite, du centre (et de l’extrême droite) réagissent en faveur de la défense de la communauté en question. Des fois qu’ils pourraient récupérer les votes dits par eux-mêmes « juifs »… Ces candidats sont des escrocs dont je n’exclus pas le racisme caché ! Quant au patron du CRIF, c’est son rôle de crier à l’antisémitisme, au complotisme et autres fadaises habituelles dans la bouche de tous nos politiciens de tous bords. Mettre notre Poisson rouge, de honte, au même niveau que les Soral ou Dieudonné est un excès digne de ces mêmes personnes. Tous les intégrismes se rejoignent apparemment, non ? Alors voilà où nous en sommes, pas plus de démocraties que de démocrates dans notre monde politique. Charlie, quel Charlie, de quoi me parlez-vous ? Nous n’avons plus le droit de penser, de dire ce que nous pensons. La preuve nous a été donnée par le requin que n’est pas notre Poisson. Il s’excuse de ses propos, le pôôôôvre ! Et cela veut devenir président de la République alors qu’il se couche tel le roseau balayé par le vent. Au lieu de faire valoir sa différence, de dire, d’affirmer, de réaffirmer son droit à Sa vérité et à son autre droit de la dire à la face du peuple, il baisse sa garde et se prend en pleine figure tous les coups de ses concurrents et autres factieux des partis dits traditionnels.
Voilà contre quoi je combats, l’absence de tout esprit démocratique, l’absence de nos libertés qui furent jadis obtenues de haute lutte par nos aïeux. A l’instar de Voltaire, je ne me soucie pas de ce que vous pensez, je ne souhaite qu’une chose, que vous puissiez continuer de penser à et parler librement. Libre à moi ensuite de montrer que vos idées ne sont pas bonnes si c’est le cas à mon avis.
A bon entendeur, devenez sourd...
« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD et Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »