Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
2 Octobre 2016
Qu’est-ce qui fait le silence de la presse au sujet d’une réforme qui la touche dangereusement via les modalités spécifiques que le sénat visait en s’en prenant à l’Internet ? Ce silence assourdissant des professionnels de l’information est-il le symptôme de leur appartenance irrémédiable aux financiers et à ceux qui vivent de leurs largesses, je parle des partis politiques et des politiciens qui les garnissent comme une farce garnit une dinde ? Le monde de résignés que nous formons tous ensemble est à l’image de ces bêtes que l’on mène à l’abattoir et qui n’ont même plus la force de beugler. Mais les journalistes, qui n’hésitent pas à passer les messages de connivence lorsque l’un d’entre eux est en péril, qui n’hésitent pas à user de leurs postes pour annoncer le décès de celui-ci ou la souffrance de celui-là dès que ces personnes font partie de leur caste de privilégiés, ne pourraient-ils pas défendre ce qui les fait vivre ? Non, la lâcheté est une qualité mise en avant dans les entretiens d’embauche… Ne lisez que la presse libre, celle où les gens s’engagent et où la publicité est interdite. Enfin, la vraie presse quoi !
Nous serons bientôt tous réduits au silence, et les journalistes aussi. Vous me direz que pour ce qui reste de vrais journalistes nous ne perdrons pas grand-chose. Oui, mais c’est une affaire de principe, on ne doit pas toucher à la liberté d’expression qui est le pilier central d’une république bananière certes mais encore pseudo démocratique. Lisez cet article qui vous expliquera bien mieux que moi les risques de ce paradoxe monumental de voir le pays des droits de l’homme commencer à bannir toute contradiction, à museler les oppositions, à faire taire les supports d’une information libre donc non censurée. Ce que veulent nos politiciens ce sont des journalistes qui font de brillantes analyses des programmes aussi stupides que possible de nos chaînes de télévision, qui font des exégèses sur des sujets aussi dramatiques que les primaires organisées par les vieux barbus de tous les partis dits traditionnels. En fait, ce ne sont plus des journalistes que nos dirigeants veulent, juste des brosses à reluire. Et la liberté aujourd’hui accordée à l’Internet, non pas par bienveillance mais uniquement par peur des réactions des internautes, ne va pas tarder à décliner voire à disparaître. Sous des prétextes fallacieux, pour de sombres raisons sécuritaires qui vont de paire avec la droitisation de la scène politique, je dirais même la fascisation, nos élus souhaitent faire taire ceux qui ne sont pas les adorateurs de la doxa globale et du politiquement correct. Que des négationnistes pensent que ce qu’ils pensent, n’est-ce pas déjà le constat pertinent de l’échec de notre société. Et au lieu de se remettre en question, les forbans qui nous gouvernent préfèrent jeter l’anathème sur des gens qui finalement ne sont que des pervertis du système qu’ils nous ont fabriqué.
Entre une primaire de gauche organisée pour faire gagner notre « moi président » sous les directives d’un Cambadélis aux ordres, en bon cerbère de son Dieu vivant, et une primaire de droite où un futur repris de justice s’oppose à un repris de justice certifié, nous ne sommes pas à la noce. Je dois être clair, qu’une personnalité ait été punie, sanctionnée par la justice, s’il a payé sa dette envers la société, il doit pouvoir retrouver sa position dans cette même société. Mais en matière de politique, le devoir d’exemplarité est important. Et même si cela s’apparente à une double peine, les gens condamnés ne devraient plus avoir de mandats électifs. Cela par ailleurs leur ferait comprendre ce qu’endurent les condamnés de droit commun sans relation puissantes qui ne retrouvent jamais facilement leur place dans la société. Pour eux la double peine est une réalité quotidienne, une punition ad vitam æternam alors qu’ils ont déjà payé pour leurs fautes. Enfin, je trouve cela assez déprimant de voir s’insulter des candidats qui ne partagent finalement que leur soif de pouvoir et leur absence de sens de la mesure dans leur tendance à promouvoir les plus bas instincts de ceux dont ils demandent la confiance et les voix. L’extrême droite a de beaux jours devant elle. La Hongrie nous donne l’exemple par son vote en cours contre les migrants. Israël continue à installer des logements sur des territoires qui appartiennent aux Palestiniens, un mur se construit dans le nord de notre pays, le racisme permanent contre les noirs aux USA, Le président des Philippines qui avoue publiquement admirer Hitler et est fier des massacres de dealers et de toxicomanes… Enfin tout va bien comme vous pouvez le voir et partout, nul n’est protégé contre la bêtise humaine qui touche toutes le couleurs, toutes les nationalités, toutes les religions… Que la vie est… Ce qu’elle est... misérable parce que nous la faisons comme cela. Quelle honte !
Il y aurait trop de choses dire et je n’oublie pas que nous sommes dimanche… Je ne vais gâcher de trop l’ambiance. Allez consommer mes Sœurs et mes Frères, précipitez-vous dans tous les commerces ouverts, les restaurants industriels, les « fast food » qui vous engraissent… Oubliez que vous êtes des êtres humains car nous n’en avons plus que la forme… Quand nous éveillerons-nous ?
A bon entendeur, devenez sourd...
« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD et Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »