Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
24 Octobre 2016

Pendant que je suis chaudement installé chez moi à vous écrire, des « migrants » commencent à déménager, de gré ou de force, enfin plutôt de force ou de force… Qu’est-ce qu’un « migrant » ? Selon son opinion cela varie d’un sale fainéant qui vient dans notre beau et généreux pays pour vivre à ses crochets et islamiser sa population afin de livrer la France et les Français à la charia ; ou sinon, à l’autre extrême, un « migrant » est un réfugié victime de l’inconscience des occidentaux qui détruisent le tiers monde pour pouvoir mieux le piller et le soumettre à son American Way of Death que le monde judéo-chrétien et riche pense être la seule solution autorisée et « autorisable ». On n’a pas fini d’en parler. Comme vous vous en doutez je suis plus près de la seconde voie que de la première. Pourquoi ? Parce que je suis un être humain, fils d’immigré italien venu en France juste parce que son fils aîné, moi en l’occurrence, était né Français par l’exercice de la loi républicaine applicable dans les colonies et protectorats français. Une chance pour mes parents et moi ? Je l’affirme en toute sincérité, oui.
Le Breton Le Pen n’est qu’un Celte qui vient des pays nordiques… Les Français doivent-ils être tous des descendants des Celtes, ou des Normands dans la région voisine, ou des Goths, ou des Huns, ou des Romains, des Grecs qui occupèrent comme les Phéniciens les côtes méditerranéennes. Nous sommes l’assemblage de différentes ethnies et origines dont, en fait, nous avons tiré toute notre richesse et notre diversité. Il est un problème qui se lie aujourd’hui au problème purement racial, celui de la religion. J’attire votre attention sur le fait que chaque peuplade qui est venue piétiner les plates-bandes de ses prédécesseurs envahisseurs de notre territoire est venue avec sa ou ses propres religions dans ses bagages. A chaque fois ces peuples étrangers se sont adaptés tout autant que ceux qui les avaient précédés sur les territoires devenus les leurs à tous deux, anciens et nouveaux envahisseurs.
Et sans aller forcément dans l’antiquité pour trouver des arguments contre les racistes libéraux et conservateurs de toutes les droites aussi pourries les unes que les autres lorsqu’elles se mêlent sur un sujet xénophobe et anti-humain. Notre refus d’accueillir les « autres » n’est tout de même pas nouveau. Si dans les passés lointain ou proche nous avons toujours été soumis à des intégrations successives de peuples venant d’ailleurs avec d’autres origines que leurs compétiteurs déjà en place, à chaque fois cela s’est réalisé avec plus ou moins de difficultés. Rien n’est jamais simple, entre ceux qui sont déjà là, parfois depuis peu de temps, et ceux qui veulent venir s’installer. Les travailleurs espagnols qui s’opposent à ceux venus d’Italie entre l’avant et l’après le dernier conflit mondial n’est pas une exception, tout nouvel arrivant est pris par ses devanciers comme un ennemi venu pour profiter de leurs acquis obtenus parfois depuis peu.
C’est depuis la création du droit de la propriété que l’homme est devenu encore plus nul qu’il ne l’était naturellement. Darwin est venu ensuite ajouté sa dose de stupidité sur la compétition entre le faible et le fort qui sera définitivement, lui le plus musclé, l’ultime gagnant de cette course au pouvoir et à la vie. Or l’être humain n’est que le résultat de ce que nous avons voulu en faire. Nous n’étions pas obligés de nous glisser dans la peau des darwinistes pas distingués du tout. Non, nous n’y étions pas obligés, mais nous l’avons fait parce que cela correspondait à nos intérêts financiers et commerciaux d’alors. On se moque des faibles, surtout lorsqu’ils sont désarmés et incapables de résister à nos méthodes d’agression de plus en plus sophistiquées en fonction du temps. Entre l’antiquité et Darwin la propriété a été le support de l’avancée matérialiste, du développement de l’égoïsme, de l’exacerbation des plus bas instincts humains dans le but sacro-saint du lucre.
Mais entre les propriétaires de jadis et l’arrivée de Darwin un autre génie de l’économie reine, Adam Smith, a enrichi le débat de ses théories qui ont fait que la bénédiction de l’économie a été attribuée aux plus grands destructeurs de l’humanité. Ceci fait aujourd’hui, à notre époque toute vouée au culte des nouveaux Dieux économie et argent, que nous montrons, une fois de plus notre intolérance et notre bestialité dans nos rapports aux autres. Tout cela pour défendre quoi ? Notre petite propriété, notre argent, notre travail, tout ce que nous ne voulons pas partager, ni avec ceux-là qui crèvent dans la boue « calaisienne » ni avec les millions qui vont venir dans un très proche avenir. Pauvres Français qui croient pouvoir se garder des problèmes de leurs voisins plus ou moins éloignés alors même que ce sont les Français et leurs complices occidentaux qui ont détruit les maisons de ceux qui viennent demander aide et protection à ceux qui sont les bourreaux de leurs pays d’origine. L’odieuse droite conservatrice montre son vrai visage, non je ne suis pas de gauche mais je suis encore moins de droite quand je vois cette course au plus raciste, au plus facho, au plus débile. Mes parents comme moi avons été traités de sales spaghettis, de ritals, de pieds noirs car nous venions de l’autre rive de la Méditerranée.
Mais nous sommes là, nous sommes Français et nous avons apporté à notre nouveau pays tout ce qu’il nous était possible de donner, tout, y compris mon propre service militaire que j’ai accompli comme les autres jeunes de mon époque. Notre avenir passe par l’entraide avec tous les peuples, sans cela nous n’aurons aucun futur, ni les uns ni les autres.
A bon entendeur, devenez sourd...
« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD et Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »