Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
21 Septembre 2016
Les adieux d’Obama à l’ONU étaient touchants. J’en ai presque pleuré ? Il est vrai qu’on commençait à s’habituer à ce communiquant hors pair. Premier président noir qui laisse assassiner d’autres noirs, mais des pauvres ça compte moins, par des policiers blancs… et noirs. Digne fils spirituel du pasteur Martin Luther King qui prônait exactement le contraire, allez y comprendre quelque chose. Celui qui devait fermer Guantánamo n’a jamais connu d’égal quant à la quantité de meurtres par drones interposés qu’il a commandé à des militaires américains belliqueux et décérébrés. Il a participé au désastre libyen, syrien, irakien, enfin tout ce qui tue au monde aujourd’hui ne peut se faire sans sa bénédiction, c’est un Bush noir. Heureusement qu’il a une belle femme, qu’il sait danser, et faire le pitre, sinon il n’aurait jamais pu être président des USA avant de passer le relais à un Trump nettement moins élégant. Le même jour, notre pape nous fait la leçon sur l’absence de toute compassion au sujet des réfugiés, il a malheureusement raison de le faire, c’est d’ailleurs son boulot. Mais en fait, de l’un comme de l’autre, tout le monde s’en moque !
Encore un qui va faire des conférences à plusieurs dizaines de milliers de dollars. Ce qui m’étonne le plus est que malgré leurs multiples bévues, un désordre jamais égalé dans le passé de notre planète, ces gens trouvent encore des pigeons pour les payer et dire comment ils ont semé le chaos partout. Mais c’est moi qui suis anormal, je ne comprends rien à rien. Un homme capable d’assister au spectacle de la pseudo mise à mort de Ben Laden, qu’il a ordonnée, sur le territoire d’un allié non concerté, bien au chaud dans son bunker de la Maison Blanche, ne peut être foncièrement mauvais… Il est pire que cela. Où est la justice ? Où est la démocratie dont il se réclame sans cesse ? Je vais vous avouer que je préfère un imbécile comme Bush, dont on connaît les tares et qui ne les dissimule que très difficilement, car lui, au moins, ne donne de leçon de morale à personne. C’est un boucher et il assume son rôle de bête sanguinaire avec hardiesse. Il ment, il sait qu’il ment, nous savons qu’il ment, il sait que nous savons qu’il ment, mais il massacre tout de même plus de 300 000 Irakiens juste pour ses amis pétroliers et son propre porte-monnaie. Obama a fait pire, il a continué à massacrer mais en disant que c’était pour le bien des victimes de ses facéties géopolitiques impérialistes et mortifères. Cet homme qui n’a même pas fait l’effort d’être vraiment noir n’est en fait qu’un blanc maquillé, je suppose que c’est un membre de la famille Bush bien camouflé. Alors quand ce président américain aux mains souillées du sang de ses victimes nous dit que nous ne faisons pas ce que nous devons pour les réfugiés, je me pose des questions. Croit-il vraiment ce qu’il dit ? Nous pense-t-il vraiment aussi crétins que nous en avons l’air ? Il est pire que Hollande ou Sarkozy. Et il n’est que le brouillon du chef-d’œuvre à venir aux commandes du peuple le plus inculte du monde (je rigole… jaune) le Donald Trump. Comme quoi il n’y a pas de limite dans le mal comme dans le bien. Sauf que le bien est plus rare !
Ce n’est pape dire (pas peu dire… je trouve ça drôle) que d’avouer que ce chef de l’église catholique apostolique romaine joue son rôle de chrétien lorsqu’il nous donne des leçons de vie et de charité en parlant des déplacés, des réfugiés, des migrants, choisissez le terme qui vous convient ; ils sont tous pleins de cette misère que nous ne connaissons pas depuis la fin du dernier conflit mondial. Mais même s’il accuse à mots couverts nos « démocraties » riches et industrialisées d’avoir causé ces terribles souffrances, il ne va pas au bout de son raisonnement. Il ne suffit pas de cracher à la face du monde notre manque de compassion. Il est aussi nécessaire d’expliquer que nos actes sont réfléchis, pensés par des hommes au goût prononcé pour le pouvoir hégémonique et celui de l’argent. Il faut décrire avec précision les mécanismes qui font que le capitalisme libéral sauvage, à l’instar du collectivisme heureusement décédé, est corrompu jusqu’à la moelle et que ce ne sont que des outils entre les mains de terribles dictateurs en herbe qui se cachent derrière leurs cravates de businessmen. Que l’église soit encore trop souvent liée à des mouvances proches de l’extrême droite en Amérique du Sud par exemple n’est pas à prouver. Que l’ex président brésilien ou son successeur Rousseff sont les victimes d’une coalition entre les riches brésiliens et l’église aidés par les USA n’est qu’un exemple de plus de la médiocrité du message réel envoyé par les prélats de cette église corrompue également. Idem au Vénézuela où les riches, l’église et les Américains ont bloqué les approvisionnements pour affamer la population et organiser une contre révolution et donc le départ des « chavistes » du pouvoir. Notre pape argentin sait tout cela, il sait aussi que son église du temps de la dictature des militaires argentins n’était pas et n’est toujours pas un parangon de pureté ou d’honnêteté. Les mots n’engagent que ceux qui les écoutent et y croient, ceux qui les disent nous couvrent souvent leurs véritables intentions.
Alors que vous soyez triste de voir Obama s’approcher de la porte de secours pour fuir vers le paradis des « pasts presidents » et enfin gagner sa vie à la sueur des fronts de ses rédacteurs de discours ; ou que vous soyez un bon chrétien qui aime les pauvres malheureux qui traversent la Méditerranée pour venir manger le pain de nos autres immigrés, séchez vos larmes. Ce n’est que le début, les vraies souffrances sont à venir… Si vous ne faites rien pour empêcher cela, je vous souhaite… Bon courage !
A bon entendeur, devenez sourd...
« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD et Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »