Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !
26 Septembre 2016
Je sais que je vais dire un gros mot mais je le fais quand même : « honnêteté ». Je sais ce que vous vous dites... Ce n’est pas un gros mot, ni trivial, ni grossier, ni vulgaire, alors ? En politique, cette qualité qui tend à disparaître dans les mœurs de nos grandes métropoles comme de plus en plus dans nos campagnes, c’est un gros mot. Pas gros comme des insultes et autres injures, non. Il est gros par son sens, il est lourd de responsabilité comportementale pour ceux qui sont capables de porter un tel fardeau. Certes, il y en a de moins en moins dans la gente politique puisque même des mis en examen, des anciens inculpés, voire même des condamnés font la course à la fonction suprême de notre république bananière ou à des postes éminents. Alors, comme le faisait Hollande quand Sarkozy faisait campagne avec la trésorerie de la république, nous devons signaler à notre « moi président » qu’il est en train de faire ce qu’il reprochait à son prédécesseur. Cela n’est pas honnête, ni vis-à-vis de ses compétiteurs, ni surtout vis-à-vis de son peuple qui n’a peut-être pas envie de payer des impôts pour qu’il finance sa candidature, alors qu’il a un sacré boulot s’il veut tenir toutes ses promesses avant d’être jeté à la porte de l’Élysée !
Il faut donc se méfier de ce que disent les politiciens car ce ne sont pas les lignes qui sont importantes dans leurs discours mais bien ce qu’il y a entre celles-ci. Il faut donc chercher dans leurs propos ce qui va leur permettre de ne pas faire ce qu’ils annoncent, ce qu’ils promettent. Ce sont donc les arts de la rhétorique, de la dialectique, de l’usage d’un vocabulaire étendu que nous leur avons permis d’avoir dans nos écoles, de la connaissance de la grammaire et de son bon usage, qui sont à leur disposition, alliés à leur duplicité, pour nous endormir de leurs belles paroles. Comment Hollande peut-il courir partout en France et ailleurs pour porter sa prose soporifique et laxative à la connaissance de ceux qui ne veulent plus de lui ni de ses collègues candidats, et cela aux frais de ceux dont il attend les voix. Nous payons pour qu’il se fasse élire pour nous martyriser encore plus ? Suis-je éveillé ou dors-je ? Sarkozy nous avait fait le même coup en plus de son doublement des frais de campagne. Si on devait tout compter contre notre ex président ce ne serait pas le doublement mais le triplement de ses frais de campagne que nous pourrions lui reprocher. Définitivement, ces gens manquent de l’honnêteté minimale requise avant même de s’adresser à nous. Honnêteté, probité, éthique, morale, tout cela leur est parfaitement étranger. Seul le résultat compte, tout est permis, pas de honte, pas de gêne car sinon pas de plaisir...
Demandez à tous les électeurs de gauche, mis à part les 10 ou % de fans inconditionnels de notre « moi président », ce qu’ils pensent des réalisations de celui-ci. Demandez à tous les électeurs de droite ce qu’ils pensent des réalisations de Sarkozy ou de Chirac. Il a fallu que des électeurs de droite votent Hollande pour l’élire. C’est bien la preuve que nos droitistes n’étaient pas contents de leur Sarko ou suis-je abruti ? Pourquoi ? Tout simplement parce que le décalage entre mots et actes était devenu trop important. Dans ce domaine aussi il y a des effets de seuils. Les électeurs sont idiots jusqu’à un certain point. Quand la dose prescrite est dépassée il en va de même avec eux qu’avec les utilisateurs de médicaments à bande rouge, le remède les rend malades. Tout l’art de la politique est de ne jamais dépasser cette fameuse limite qui est très discrète, très floue, très mouvante et si sensible. Cette sensibilité dépend d’un facteur que nos politiciens oublient parfois, nous sommes humains et nos réactions ne sont pas toutes « raisonnables », elles peuvent être émotives. Non seulement il y a des limites à notre stupidité mais même notre servitude volontaire peut, un jour, atteindre le niveau où le trop plein ne suffira pas à évacuer toute la colère qui monte en silence dans le cœur du peuple et donc de ceux qui le composent.
Lorsque les candidats suivront la règle de base que tout honnête représentant du peuple devrait connaître et respecter, cela ira peut-être un peu mieux : « Dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit ». Ce n’est pas gagné !
A bon entendeur, devenez sourd...
« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD et Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »