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Point de Vue Incorrect

Donner un point de vue qui se veut autre, dans tous les cas un point de vue politiquement incorrect. Haroun donne son avis sur l'actualité du petit monde qui nous entoure... Ni de droite, ni de gauche... Du dessus !

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Les arènes sportives

Les arènes sportives

Aujourd’hui je vais essayer d’être plus léger. Je vais vous parler de sport, des jeux olympiques. Oui, oui, vous ne rêvez pas, je donne aussi dans le faux-semblant d’informations qui se veulent importantes mais qui ne sont finalement que du marketing au service des multinationales qui financent des jeux pour le moins bizarres. Bizarre est un mot qui qualifie une action ou un fait qui est insolite, qui sort du commun, qui semble étrange, qui s’écarte du bon sens ou qui est anormal (si tant est que la normalité existe, ce dont je doute). Imaginez que des champions se disputent les trois premières places de leurs domaines d’élection respectifs. Que les yeux de la planète soient rivés sur eux et que des intérêts politiques et économiques se dissimulent derrière leurs dos larges et musclés est indéniable.

De belles compétitions ?

J’ai regardé hier soir les chaînes du groupe France Télévisions la 2, la 3, puis la 2 à nouveau. J’ai vu les succès et les échecs de ces « vedettes » du sport dont l’agenda les faisaient passer sous mes yeux de lobotomisé conscient. J’ai vu les larmes de joie et d’émotion forte des « femmes » du handball français après leur victoire contre leurs consœurs de Hollande (décidément Hollande ne porte pas chance, que les adorateurs des inflexions de courbes ne m’en veuillent pas, je rigole). J’ai vu l’exultation du décathlonien français à la réussite de son saut à la perche (je n’ai pas attendu ses autres réussites plus tard dans la nuit) et sa joie à la réception de sa médaille d’argent. J’ai vu les chutes de nos « pilotes » de BMX et la fin prématurée de leur participation. A la suite de ces visions, un peu surréalistes, une chose m’intrigue. Avez-vous remarqué que tous ces champions ont, dès qu’ils ont gagné, exactement les mêmes gestes, les mêmes hurlements, les mêmes yeux exorbités, les mêmes horribles vociférations et l’exultation extrême dont ils sont à la fois acteurs et victimes. Leurs bouches, déformées par les cris, deviennent énormes, nous avons la stupeur de constater que nous pourrions y entrer sans même toucher leurs dents pourtant si longues. Une exception pourtant, la boxeuse française Sarah Ourahmoune, 34 ans et 51 kg, qui s’est qualifiée pour la finale de sa discipline. Elle a bien exulté aussi mais avec plus de modération. L’explication, s’il y en a une, peut être que cette femme est mariée, mère d’un enfant, mais aussi diplômée de science-po ; elle est la preuve de l’équilibre tant souhaité et si peu souvent atteint, un esprit sain dans un corps sain. A l’inverse les larmes des perdants sont tout aussi énormes.

L’excès est devenu la norme

J’ai un peu de mal à comprendre la bestialité momentanée qui touche les vainqueurs. Je suis un peu surpris de constater que le sport, dont les valeurs et la noblesse sont les fondements, puisse s’effacer devant la rage la plus exacerbée qui, au terme de la compétition, doit s’évacuer avec tant de violence. Je suppose bien que si elle n’était pas évacuée, les champions en question en auraient des arrêts cardiaques tellement la pression, dont ils sont victimes, les agresse. Je ne crois pas qu’ils désirent éclater de fureur sauvage. Mais ils ne peuvent plus contenir toutes les énergies qu’ils ont amassées, emmagasinées, durant les mois et années d’entraînement et les obligations de résultat dont ils se sentent investis. D’où viennent ces obligations de résultat dont ils sont la partie visible et finale d’une chaîne de fonctionnement et d’intérêts qu’ils ne maîtrisent absolument pas, à peu d’exceptions près ? Les sportifs sont vraiment devenus les gladiateurs de notre temps. Nous les sacrifions sur l’autel du plaisir. Oui, je dis bien que nous les sacrifions pour notre plaisir. Plus exactement, le sport s’est changé en un outil marketing important pour ne pas dire indispensable. Marketing qui sert d’abord les médias, ensuite les sponsors et finalement la politique. Cependant et malgré les millions qui les comblent d’argent, je ne suis pas certain que les sportifs en soient aussi heureux qu’ils le montrent une fois les remises de médailles achevées. Quelques uns semblent complètement conscients des manipulations dont ils font l’objet car, à l’instar des femmes, il y a aussi des hommes et des sportifs objets. Mais tous n’ont pas cette conscience, tous ne voient pas de quoi ils sont les instruments. D’ailleurs ne sommes-nous pas tous des objets entre les mains d’inconnus ou pas ?

Sport, argent et politique

Ce mélange malsain entre le sport et le reste est tout le problème. C’est la raison pour laquelle le dopage est devenu une affaire d’état, dopage d’état dont les laboratoires pharmaceutiques sont le bras armé mais caché. Le sport est noble, la compétition le rabaisse au niveau de la bestialité lorsqu’il est livré en pâture aux politiciens et aux hommes d’affaire. Ne croyez pas que les sponsors dont la manne ne parvient aux champions qu’à partir de résultats concrets y soient pour rien. Ne pensez pas non plus que seule la Russie ou la Chine ont des comportements troubles concernant le dopage. La France est aussi coupable, forcément. Mais nos autorités ont la délicatesse de laisser faire les fédérations sportives et les entraîneurs. Mais qui ne dit mot consent et donc devient complice. Nos techniques de triche sont ma foi plus élégantes mais elles ne sont que de la vulgaire tricherie, qui est de plus volontaire et protégée par les secrets d’alcôve des pouvoirs politiques et sportifs, qui se rejoignent souvent. Déjà dans l’antiquité les professionnels du sport se faisaient acheter par une cité qui n’était pas la leur, fautant à cette occasion des dégâts entre les cités en question ou dans chacune d’elle. Nos sportifs ont de tout temps été utilisés à d’autres fins que celles pour lesquelles ils étaient surentraînés. Je comprends finalement pourquoi ils hurlent, ils se jettent les uns sur les autres, ils s’enlacent et s’embrassent. C’est le cumul des satisfactions qu’ils engendrent qui les fait exploser, en plus des leurs et du couronnement de leur ego. Je regrette que ces mercenaires se vendent pour notre plaisir et surtout celui des manipulateurs organisant ces événements qui ne représentent qu’un enjeu nous étant étranger comme à eux-mêmes. De plus l’enjeu en question est une étape dans un jeu dont nous, les sans dents, nous ne connaissons ni le nom ni les règles.

La compétition et l’esprit qui l’anime ne peuvent, dans ces conditions, apporter autre chose qu’une guerre en culottes courtes mais sans armes (pour l’instant). Ceci justifie la rage et la violence des compétiteurs mais c’est tout de même mieux qu’un champ de bataille, non ? Tant pis...

A bon entendeur, devenez sourd...

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Denis BAUPIN, Patrick BALKANY, Thomas THÉVENOUD et Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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